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La longueur de la jupe

En 1965, la « minijupe » signifie au-dessus du genou. Selon une vidéo de l’INA de l’époque, ce qui passerait pour prude ou coincé de nos jours fait tourner les têtes des gentlemen en complet veston assis aux terrasses de Montpellier. Et les commentaires vont bon train : « trop excentrique », « surtout joli pour les jeunes filles », ou un « parfait ! » enthousiaste. Loin de nos standards modernes où les inspecteurs de moralité ont leurs vapeurs à chaque fois que l’on exprime une opinion. Aujourd’hui, les carnets de couture définissent la minijupe comme « ne devant pas dépasser les 10 cm en dessous des fesses ». Autres temps.

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La jupe ne contient pas en elle-même un pouvoir magique qui la classerait d’office en catégorie « trop courte » ou « trop longue ». Alice, porte-parole du mouvement féminin Némésis, le dit clairement : « En France, une femme peut s’habiller comme elle veut. La société française de souche ou assimilée n’a pas de souci apparent avec la longueur de la jupe d’une femme ». On attache cependant encore une valeur de bienséance à cette longueur selon le contexte. La manière et le goût avec lesquels une femme couvre ses gambettes attestent implicitement de son intégration des normes sociales. Une petite jupe plissée Lacoste parfaitement acceptable sur un court de tennis fera grincer des dents si elle franchit le parvis d’une église. « Tout comme un homme ne se rendrait pas à un entretien d’embauche en short ! » ajoute Alice. [...]

Cinq conseils de Grand-Mère pour de beaux cheveux

1 – arrêtez de les laver trop souvent.

« Oui mais ils sont trop gras ! », justement ils graissent trop vite car vous les lavez trop souvent avec des shampooings bourrés de sulfates qui agressent votre cuir chevelu (qui pour se défendre va produire davantage de sébum et donc graisser vos cheveux plus vite). Et comme les sulfates attaquent aussi la fibre capillaire, vous êtes obligées de tartiner vos longueurs d’après-shampoings bourrés cette fois-ci de silicone qui empêchent vos cheveux de respirer. En bref plus vous les lavez, plus vos cheveux sont gras.

Solution pour les cheveux longs : lavage tous les quatre ou cinq jours. On privilégie les shampooings vendus en pharmacie qui sont sans sulfates et sans silicone. Oui c’est plus cher, mais comme vous en utiliserez moins souvent, votre porte-monnaie ne verra pas la différence. En outre sans sulfates, vous aurez besoin de moins d'après-shampooing (sauf si vos cheveux sont très emmêlés ou abîmés) dans tous les cas prenez un après-shampooing sans silicone. [...]

Astrologie : sous le signe du féminisme
Le magazine New Witch, lancé en juin 2020, professe être « le nouveau trimestriel qui s’adresse à toutes les femmes modernes : fortes, libres, écolos, féministes, assumées, prêtes à se réapproprier leur pouvoir et à renouer avec leur féminin sacré ». Quel rapport entre un ex-mouvement d’émancipation des femmes, et la science de deviner le futur dans les astres ? Aucun. Cependant, il n’existait pas plus de lien avec le climat, mais ces battantes ont trouvé le moyen de combiner leur passion pour leurs organes génitaux et celui pour les plantes vertes dans des panneaux de manifestation que la décence nous interdit de reproduire ici. Mais elles creusent, et ont fini par trouver : la méchante Église pleine d’hommes brûlait des milliards de sorcières au temps des cathédrales, ergo les sorcières sont de gentilles femmes qui luttent pour leurs droits, quoi que ça veuille dire. [...]
Tenue correcte exigée

Un appel né sur Tik Tok (véritable mirador pour pédophiles et machine à sexualiser les petites filles) a circulé sur les réseaux sociaux invitant les collégiennes et lycéennes à venir en cours dans des « tenues provocantes » et très maquillées. Initiative soutenue entre autres par Angèle, Marlène Schiappa et el famoso collectif « féministe » Nous Toutes, fondé par la célèbre élargisseuse de trottoirs Caroline de Haas.

Trois ans plus tard, c’est toujours le silence radio quand des femmes sont régulièrement violées par des hommes en situation irrégulière, souvent multirécidivistes et pourtant pas expulsés. Pas plus tard que la semaine dernière à Angers, une étudiante de 20 ans a été séquestrée battue et violée durant plusieurs heures par un migrant kosovare multirécidiviste (déjà « interdit de territoire », mais non-expulsable). Mais vous pourrez chercher sur la page Facebook de Nous Toutes, vous ne trouverez rien sur l’affaire. [...]

Dans le sac d’une fabette

Mon compagnon

On ne vous parle pas de plier loulou en huit pour le faire rentrer dans votre sac à main. Un compagnon, c’est ce ravissant objet de maroquinerie où vous rangez vos cartes fidélités, papiers de la bagnole, vos millions d’euros en petit coupure de privilégié.e, le post-it pour les courses et les tickets de carte bleu pour faire genre que vous faites vos comptes. Certains comportent même un mini agenda ou un compartiment smartphone. Bonus, vous disposez désormais d’un nouveau mot ultra snob pour crâner à l’apéro.

Des mouchoirs

Tâche d’eau, mascara qui se barre, le petit dernier qui vous bave dessus… le mouchoir en papier est l’atout magique, celui qui vous fera passer pour une sauveuse auprès de ce pote qui a « oublié Bon BaGuet chez Boi ». Si vous n’en avez pas l’usage, vous pourrez toujours en filer à un professionnel de l’indignation à la larme facile (trouvable en fac ou en manif).

NB : désolé Sainte Greta, mais les mouchoirs en tissus lavables sont une invention du démon.

Deux trois indispensables makeup

On ne parle pas de l’eyeliner, technique à [...]

Alice Coffin, le viol, les coups et les statistiques
Si on ne prend pas la voiture, on ne risque pas d’avoir d’accident de voiture. Voilà en substance le raisonnement qu'est capable de tenir sans sourciller Alice Coffin, récemment élue conseillère municipale EELV à la mairie de Paris. La passionaria lesbienne est revenue au centre des débats pour avoir manifesté contre un témoin dans l’affaire Matzneff, alors qu’il fait partie de la majorité dans laquelle elle siège. Elle a gagné : Christophe Girard a démissionné de son poste d'adjoint au maire chargé de la culture. Les scrupules ne l'avaient pourtant pas étouffée au moment de s'allier à la liste d'Anne Hidalgo dont il faisait partie il y a quelques semaines. Mais l'objet du buzz vient de plus loin. [...]
Tuto Beauté : voter à gauche rend-il moche ?

Après tout, qui ne s’est jamais dit, en voyant une fille percée de partout et surplombée de cheveux bleus : « celle-là ne vote probablement pas Fillon » ? Nos vêtements et notre apparence constituent notre carte de visite informelle. Si vous portez un pyjama pour aller faire vos courses, on déduira que vous êtes un peu fou ou américain.

Le seul acte de voter à droite ne vous rendra pas plus sexy, mais adhérer pleinement à ces valeurs et les vivre au quotidien le pourra. La droite conservatrice prône l’exigence, le challenge et l’esthétique. Elle pousse les individus à devenir, non une contrefaçon, mais « la meilleure version d’eux-mêmes », ainsi que le dit la coqueluche de l’alt-right Jordan Peterson, auteur de 12 règles pour une vie. La première règle va vous étonner : « Tenez vous droit, les épaules en arrière. ». Un excellent début.

#TradWives : Femmes modernes à la cuisine
Depuis mai 1968 et le forcément génial progrès, on nous serine qu’une fille, ça se monte au niveau des hommes, ça s’habille tout pareil, boit autant, fume bien plus, et jure en proportion équivalente. Être une femme moderne se résume peu ou prou à devenir chef de chantier avec du mascara. Certaines se demandent si à être féministes, elles n’en ont pas oublié le féminin. Et dans la course au progrès et aux crop tops, l’alternative « intemporelle » est passée à l’as. Aux dîners en ville, vous ne pouvez décemment pas lâcher un « je suis femme au foyer » sans qu’on vous demande si vous avez bien aménagé votre grotte pour quand monsieur rentrera avec le mammouth. Entre deux bières « spécial femmes fortes » et un festival en non-mixité, on en a zappé que le féminisme prétendait avant tout redonner le choix aux femmes, comme avant la société bourgeoise du XIXe siècle. Et pas seulement un choix entre le package roulées/tableaux pourris des beaux-arts/ sarouel, ou celui rouge Dior/talons aiguille/cassage de plafond de verre à la City. De plus en plus de femmes, sans rejeter les avancées du féminisme, veulent être reconnues pour leurs choix de vie différents: « Merci pour les pantalons, mais nous voyons la vie d’une autre manière », disent-elles aux féministes. Bienvenue dans le mouvement des « TradWives ».

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