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Le retournement – brève analyse des résultats des élections andalouses
Surprise et stupeur C’est l’histoire d’une élection dont personne n’avait vraiment pu prédire les résultats –en dehors, peut-être, d’un sondage paru le soir du scrutin, à vingt heures, sur le site d’un journal conservateur et auquel personne ne voulait donner du crédit. Le vote andalou anticipé du dimanche 2 décembre devait ouvrir le bal d’une litanie d’élections en Espagne d’ici à mai 2019 d’une façon beaucoup plus tranquille et consensuelle avec une victoire du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), quand bien même celui-ci y perdrait quelques plumes au passage, et une majorité de gauche une fois de plus renouvelée au palais des Cinq-Plaies (le Parlement régional andalou, à Séville).
[ exclusif ] Santiago Abascal : « VOX est un parti d’extrême nécessité »
Dimanche 2 décembre, le parti Vox, créé en 2013, a remporté 12 sièges aux élections en Andalousie et mis fin à la domination de la gauche dans la région la plus peuplée du pays. Santiago Abascal, président de Vox et grand espoir « populiste » de la droite espagnole, a rencontré L’Incorrect. Entretien exclusif et en avant-première. Pour l’heure, VOX n’est pas encore une formation politique très connue en France. Pouvez-vous nous la présenter en quelques mots ? VOX est un parti qui s’est formé avec l’idée de représenter une grande partie de la population espagnole qui était orpheline, prise en otage par le politiquement correct et la tyrannie médiatique d’une gauche détentrice d’un monopole sur la parole publique. Nous défendons sans complexe l’unité de l’Espagne, un changement important de notre organisation territoriale, notre identité nationale, la famille et la vie, la réduction de la fiscalité et le contrôle de l’immigration illégale. Les médias français vous dépeignent comme un parti d’« extrême droite ». De notre point de vue, vous seriez plutôt d’une droite authentique. Qu’en pensez-vous ? VOX est un parti d’extrême nécessité. Nombre de nos propositions s’affranchissent du traditionnel clivage opposant la droite à la gauche, parce qu’elles répondent à des interrogations transversales, comme la défense de la souveraineté nationale, la régulation de l’immigration ou la menace totalitaire de l’idéologie du genre. Mais dans tous les cas, oui, on peut dire que nous ne sommes pas (…) A découvrir dans le nouveau numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
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L’édito Monde de Hadrien Dessuin : La droite espagnole à la reconquête
Depuis le Siècle d’or de Charles Quint et les Grandes découvertes, l’Espagne est souvent perçue par ses voisins européens comme une nation périphérique, voire en déclin, indigne de son grand passé. Une nation qui ne sort jamais de ses querelles politiques.
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La Crimée se réchauffe
L'histoire du monde est l'histoire des Détroits, ces petits passages qui sont si importants géopolitiquement. Récemment le grand public a découvert un en plus, le Détroit de Kertch, l'endroit où l'escarmouche russo-ukrainienne s'est produite. Nous sommes souvent pris par le temps court quand nous devrions plutôt regarder le temps long. L'expansion de l'OTAN vers la frontière russe a été un problème depuis son début, et à Moscou ils l'ont dit plusieurs fois. Les demandes russes furent ignorées ou méprisées. Il est impossible de comprendre le coup de 2014 sans saisir la volonté d'enlever l'Ukraine à la Russie ; Brzezinski l'avait dit clairement dans son livre Le Grand Échiquier. La méconnaissance de l'histoire est ennemie de la stabilité et de l'ordre. Kiev fut le berceau de la Russie, jusqu'au XIXème siècle l'idée même d'une Ukraine indépendante était inimaginable. Pourquoi donc avons-nous aujourd'hui des factions solides qui sont férocement anti-russes? Cette pensée anti-russe entra en Ukraine grâce à deux mouvements ; celui de l'Allemagne national-socialiste et celui de l'ancien empire polonais.
Brexit : leçons provisoires
Le feuilleton Brexit est loin d’être terminé ; au Royaume dit Uni il tourne au psychodrame. Mais dès maintenant, quelques leçons peuvent cependant être tirées. On peut déjà être tenté de conclure qu’une sortie de l’Union européenne s’avère irréalisable, ou proche du tour de force. La réponse me paraît être que non. Mais c’est sûrement difficile, et il faut s’y prendre avec soin. Les Britanniques avaient un atout majeur : ils n’étaient pas dans la zone euro. Pas besoin de changement de monnaie. Et finalement leur négociation avec l’Union européenne a pu se dérouler presque sans encombre sur la plupart des points - sauf un, l’Irlande. Des problèmes apparemment intraitables comme le statut des personnes ou le sort du secteur financier ont fait l’objet de pistes d’accords. Des compromis certes, mais acceptables pour les deux parties.
Rohingyas : lutte contre « l’islamisme » ou « génocide » ?
Présentés comme essentiellement victimes des persécutions de l'armée birmane, plusieurs centaines de milliers de Rohingyas musulmans vivent actuellement dans des camps de réfugiés au Bangladesh depuis 2017. Installé en Asie, Didier Treutenaere révèle dans un ouvrage les biais des médias occidentaux. Qui sont les Rohingyas ? Oumma.com, premier site islamique francophone, a fréquemment insisté sur leur islamité, soulignant la mobilisation du « monde musulman » dans son ensemble à leur profit. Plusieurs auteurs ont quant à eux souligné la négation de l'identité des Rohingyas par l’État birman : je pense en particulier  au livre d'un certain « Habiburahman », rédigé par la journaliste Sophie Ansel, dont le titre est évocateur (Rohingya, tu n'existes pas !, aux éditions La Martinière). L'identité des Rohingyas est visiblement un enjeu, mais que cachent ces controverses ? La question de l'identité des « Rohingyas » est fondamentale, au point que l'utilisation-même de cette étiquette fait l'objet d'un violent rejet de la part de la majorité de la population comme du gouvernement du Myanmar ; le moindre emploi de ce mot par des organes de l'ONU ou des diplomates étrangers fait l'objet de virulentes réactions. La raison, que la bien-pensance étrangère fait mine de ne pas comprendre, en est simple : le Myanmar, composé à 30 % d'une multitude (135) de minorités ethniques « de souche », ne peut refuser à ces ethnies une certaine autonomie (le degré d'autonomie étant au cœur du débat politique) sans prendre le risque d'une prolongation à l'infini des puissantes rébellions armées qui déchirent le pays depuis plus d'un demi-siècle ; si les « Rohingyas » étaient reconnus comme une ethnie de souche du Myanmar, ils pourraient prétendre à une autonomie de la zone où ils sont majoritaires, et y construire, c'est l'une de leurs revendications, un dar-al-islam, un « foyer islamique » homogène, débarrassé des « infidèles » et appliquant la loi coranique, [...]
Olivier Delorme : « La Grèce a perdu l’essentiel de ses marges de manœuvre en politique extérieure »
Grèce et les Balkans (Gallimard). Il nous répond depuis sa résidence de Nisyros dans le Dodécanèse et dresse le bilan de la politique étrangère d’Alexis Tsipras, à moins d’un an des législatives de 2019. La Grèce fait géographiquement partie des Balkans et pourtant, elle semble à part… Est-ce un cliché occidental ? Si géographiquement la Grèce constitue bien l’extrémité méridionale de la péninsule balkanique, culturellement et géopolitiquement, il en va autrement. D’abord parce que l’hellénisme, fondé sur une continuité de la langue de 1 500 ans, hérité de l’Antiquité et des mille ans d’Empire byzantin, a façonné une orthodoxie qui déborde largement les Balkans. Aussi, depuis l’indépendance de la Grèce en 1830, une partie des Grecs refusent-ils de se voir enfermés dans un petit État balkanique qui perdrait la dimension universelle de l’hellénisme. Situés à un carrefour entre les Balkans à majorité slave, l’Europe occidentale à laquelle la Grèce a fourni ses « fondamentaux » (sans effacer la coupure entre Empires romains d’Occident et d’Orient, ravivée par le schisme entre Rome et Constantinople) et un Proche-Orient à majorité musulmane, les Grecs n’ont cessé d’inscrire leur destin dans une Méditerranée ouvrant sur le reste du monde, tout en se voyant à la fois comme un pont entre ces univers et un rempart pour l’Europe, dont les Occidentaux se montrent incapables de comprendre l’importance et les problèmes. Est-ce pour cela que l’Union Européenne n’a pas compris pourquoi la Grèce avait porté au pouvoir un populiste de gauche qui souhaitait se rapprocher de Moscou ? Avec pour thème central le retour à la « dignité », Syriza a constitué une alternative « patriotique » plus que populiste. Mais en acceptant (malgré les 61,3 % du « Non » au référendum de l’été 2015) les mêmes diktats européens que les partis qu’il avait battus, Syriza s’est trouvé frappé du même discrédit. Le gouvernement Tsipras y a en outre perdu (…) A découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
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Tony Sewell : « Ni la pauvreté, ni la race, ni le genre, ne sont des barrières à la réussite »
Tony Sewell a fondé en 2005 Generating Genius, une œuvre destinée à aider les jeunes d’extraction modeste à intégrer les universités les plus prestigieuses. En 2012, Boris Johnson l’a chargé de l’Enquête sur l’Éducation à Londres. En 2016, la reine l’a décoré du titre de Commandeur de l’Empire Britannique. Tony Sewell déplore la tartuferie de l’anti-racisme qui empoisonne les politiques publiques depuis les années 90. À peine installé, Tony Sewell aborde le problème de la crispation du débat politique… Le Brexit et l’élection de Trump ont terriblement envenimé le débat. Je n’ai jamais connu une telle tension. Jusque dans ma propre famille, je suis regardé bizarrement. Être noir et conservateur est considéré comme une hérésie, comme si votre couleur de peau déterminait vos idées politiques ! Voilà où nous en sommes. Pour parler crûment, un Noir conservateur, c’est un peu l’Oncle Tom soumis au lavage de cerveau des Blancs, une sorte de traître à la cause. Il semblerait que la jeune noire américaine Candace Owens, en prenant fait et cause pour Donald Trump, ébranle l’électorat noir des démocrates. Les choses changent, non ? Ici aussi la situation évolue du fait que la population noire n’est plus la même. Dans les années 50 et 60, elle était essentiellement issue des Caraïbes, Jamaïque et Trinidad ; aujourd’hui la majorité vient d’Afrique de l’Ouest, Nigéria et Somalie. C’est une population plus conservatrice. Il y a aussi, aux États-Unis comme en Grande-Bretagne, l’émergence d’une classe moyenne noire qui ne se reconnaît pas dans la gauche. Les conservateurs disposent donc d’un réservoir dormant de voix : celles des Noirs qui soutiennent les travaillistes sans grande conviction. (...) A découvrir dans le dernier numéro de l'Incorrect, et en ligne pour les abonnés.
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