Skip to content
Les Corsaires et la lutte en ligne contre la bien-pensance

Corsaires VS Giants : David contre Goliath

Les Sleeping Giants sont un groupe de pression, dont les membres, anonymes, agissent sur la toile pour véhiculer la bien-pensance. Ils sont à l’origine actifs aux États-Unis, pays dans lequel ils agissent en tant que police de la pensée médiatique. Leur but ? Ôter toute visibilité aux organes de presse qu’ils estiment nocifs, en les déclarant vecteurs de racisme, d’homophobie et de haine en général. Leur mode opératoire est simple : ils interpellent sur les réseaux sociaux des entreprises qui diffusent des publicités dans ces médias, en expliquant qu’il est intolérable de les laisser toucher du public du fait de leurs idées conservatrices. Depuis 2017, cette association s’est implantée en France avec l’objectif annoncé de « tarir le discours de haine ».

Ils ont ainsi visé de nombreux médias de droite dans l’hexagone, leurs cibles favorites étant Valeurs Actuelles et Cnews ; les SG ont sommé sur Twitter Lidl, UberEats, Sofinco et bien d’autres, de retirer toute allusion à ces canaux d’informations de leurs sites Web.…

Partout, les saints : Sainte Hildegarde de Bingen

La petite Hildegarde naît en Allemagne en 1098, plus précisément dans le Palatinat rhénan. À trois ans, l’âge où comme Franklin la Tortue, on sait compter jusqu’à 5 et lacer ses pompes, la petite Hildegarde, elle, reçoit directement du Patron des visions miraculeuses. En plus d’être turbo-bénie, elle oublie d’être bête : Hildegarde conserve sagement ses visions dans le secret de son âme.

Comme toute jeune fille de bonne naissance, elle part se claquemurer dans un couvent pour étudier. Finalement, elle prononce ses vœux définitifs à 14 ans. Elle y développe des talents de guérisseuse, à tel point qu’on se cogne des jours de cheval pour lui soumettre des cas difficiles.

Ses visions et ses études en pharmacologie ne font pas d’elle une rêveuse un peu perchée, comme on s’imagine toujours les saintes, oracles ou tarées du genre qui entendent les chœurs angéliques en Dolby Surround. Cette femme a les pieds solidement ancrés dans ce monde, à tel point qu’à 38 ans, elle devient mère Abbesse du couvent de Disibodenberg. Son petit couvent de bénédictines vit sous la coupe du gros monastère masculin auquel il est rattaché. Mais les talents de guérisseuse de la jeune mère Abbesse en font la principale source de revenus pour la communauté religieuse. Hildegarde réclame l’indépendance du couvent, refusée par le grognon père Abbé. Elle tombe alors malade, et développe l’intuition que la santé du corps dépend du bien-être de l’âme. […]

Dieu lui dit d’écrire ce qu’elle voit dans ses visions exaltées. Hildegarde hésite cependant, certaine qu’on la prendra pour une vieille cinglée à qui les responsabilités pèsent trop sur le citron

Gin tonic !

Les Hollandais n’ont certes pas la gastronomie la plus réputée mais, nation de marins et de commerçants, ils ont dû développer des boissons résistant aux longues traversées maritimes. Ils jouèrent ainsi un rôle essentiel dans le développement du brandewijn, ce « vin brûlé » qui donne chez eux le brandy et chez nous le cognac. Adeptes de la distillation, ils créèrent un alcool à base de baie de genièvre, le genever, que les Anglais découvrirent à la faveur de la montée sur le trône de Guillaume III d’Orange. Rebaptisée gin, cette boisson a longtemps été le compagnon des ports, des tavernes et des explorateurs. Sec, aromatique, alcoolisé, le gin sert surtout de base à des cocktails nombreux. L’arrivée des Européens en Asie puis en Afrique à partir du XIXe siècle nécessita l’accès à des alcools non frelatés, résistant au transport et aux climats chauds et humides, et faisant office de médicaments contre les fièvres multiples des tropiques.

Le gin, associé à la quinine, fut de la partie. Connue pour ses qualités médicales contre le paludisme, la quinine associa son amertume à la force du gin pour donner l’un des cocktails les plus célèbres : le gin tonic. Les Anglais prirent une option sur la boisson en imposant le modèle du London dry gin, c’est-à-dire des gins auxquels aucun élément artificiel, arôme ou colorant, ne peut être ajouté. Cela désigne une catégorie de gin et non une origine, le London gin pouvant très bien être réalisé ailleurs qu’en Grande-Bretagne. Les gins colorés ou composés d’arômes sont des distilled gin qui peuvent avoir leur intérêt quand ils sont bien faits. [...]

Dissolution de l’Alvarium : la riposte

Créé en 2017 par d’anciens militants de grands partis exaspérés par la politique nationale, l’Alvarium est né du sentiment qu’il faut cesser de tout demander à l’État mais plutôt agir concrètement près de chez soi. Inspirés par le combat culturel de Gramsci, « le pari bénédictin » de Rob Dreher et la doctrine sociale de l’Église, les jeunes membres de l’Alvarium se réunissent autour d’un local dans le centre-ville d’Angers et réalisent régulièrement des actions sociales comme des maraudes, une mission humanitaire en Arménie ou un potager partagé, mais aussi culturelles comme des cours de cuisine ou de boxe, des visites du patrimoine et la mise à disposition de livres de référence. Selon Jean-Eudes Gannat, le porte-parole haut en couleurde l’Alvarium, « l’objectif est de fonder une communauté solide au moment où tout s’écroule ».

Loin de la politique politicienne au départ, ils y sont amenés par leurs adversaires locaux, les antifas, et leurs relais médiatiques. À l’occasion de leur première installation avenue Pasteur à Angers, les antifas ont mené une véritable campagne de dénigrement et de violence à leur encontre, soutenus par la presse locale et officieusement par le conseil municipal, puisque la mairie leur a mis à disposition des locaux municipaux par le biais de baux gratuits. [...]

Alice Cordier : « Être féministe aujourd’hui, c’est être politiquement incorrect »

Quel message vouliez-vous faire passer avec cette affiche ? Et vous attendiez-vous à ce qu’une plainte soit déposée ?

C’est en fait un signalement qui a été fait à la préfecture de police de Paris par SOS Racisme en juillet dernier. Sur l’affiche étaient représentés deux hommes en tenue maghrébine et subsaharienne en train de pourchasser une femme de style européen, le tout accompagné de la légende « Rapefugees not welcome » (mot « rape » et « refugee » en anglais, les « violeurs étrangers »). Nous voulions dénoncer les violences faites aux femmes à cause de l’immigration, du fait du choc culturel entre civilisations qui a lieu en France et plus largement en Europe. Ce sont les violeurs étrangers qui sont visés. Les étrangers qui ne violent pas ne sont évidemment pas concernés par notre message. Nous désignons par cette affiche uniquement ceux qui passent à l’acte. Par exemple, 63% des agressions dans les transports en commun sont faites par des étrangers, et ce pourcentage aurait pu être évité.

En ce qui concerne, la plainte, nous ne nous y attendions pas dans la mesure où nous sommes dans notre bon droit. Nous dénonçons aussi les violeurs européens, en les représentant avec leur couleur de peau blanche et leurs habits traditionnels. Nous avons simplement fait la même chose pour des étrangers. Il n’y a rien de raciste ou de discriminant, nos affiches sont juste factuelles. Si elles ne sont pas considérées comme telles, c’est que nous sommes dans un pays qui refuse que l’on décrive la réalité, ce qui est bien grave. Nous ne nous sentons pas dans l’illégalité. […]

Nous avons lancé un #Touchepasàmonvioleur, puisque par cette plainte, les antiracistes invisibilisent un certain nombre de crimes faits aux femmes

La gauche euthanasique

À l’initiative de l’Association du droit à mourir dans la dignité (ADMD), ils étaient quelques centaines réunis ce mardi 2 novembre place de la République. Aux côtés du président de l’association Jean-Luc Romero se trouvent toutes les nuances de progressisme, depuis Jean-Louis Touraine (LREM) jusqu’à Adrien Quatennens (LFI), en passant par Rémi Féraud (Socialiste), Laurent Garcia (Modem) et Olivier Falorni (Radical). Sur les réseaux sociaux, les soutiens à l’ADMD s’affichent avec zèle, qu’ils se nomment Les Jeunes avec Macron, les Verts ou Générations.s. Toutes les gauches communient : chacun doit pouvoir choisir sa fin de vie, et bénéficier s’il le souhaite d’une aide active à mourir.

Lire aussi : Le gouvernement des juges au service l’euthanasie ?

C’est qu’en vue de la présidentielle, tous les progressistes s’évertuent à en faire un thème de campagne. Favorable de longue date à l’euthanasie, Jean-Luc Mélenchon propose une réforme constitutionnelle pour faire y inscrire le droit à l’euthanasie.…

La croûte est-elle de droite ?

J’entends par croûte la partie extérieure du pain, durcie à la cuisson. Qu’il soit bien entendu que je ne méprise pas les autres croûtes, comme celles qui renferme des pâtés, mais je ne traiterai ici que de la croûte de la baguette, voire du bâtard. Celle qu’on casse, qui s’émiette, qui a parfois bruni au feu?; celle que nous n’aimions pas quand nous étions petits car elle était dure, craquante, elle concentrait les saveurs les plus amères, elle rendait la bouchée compliquée, nous sentions ses dents rentrer dans notre palais et scier nos gencives. Nous n’aimions pas la croûte car elle nous paraissait défendre la mie ou plutôt nous la refuser en nous opposant une résistance incongrue et mesquine. Nous nous vengions en rongeant le pain jusqu’à la croûte et en laissant celle-ci, amollie de salive et dédaignée, sur la table du goûter (à table, on nous forçait à la manger?: nous la détestions encore plus). […]

Assistance vidéo à l’arbitrage : le football sous haute surveillance

« La VAR est une belle merde ! » tempête Michel Platini, alors que 80 % des amateurs de football français jugent qu’elle « permet de réduire significativement les erreurs d’arbitrage » depuis son introduction en 2018, un an après la plupart des championnats européens. C’est que, tel le politiquement correct, il paraît irrationnel de s’y opposer : pourquoi diantre ne voudrait-on pas, au nom de la justice, que chaque équipe soit récompensée pour ce qu’elle produit substantiellement sur le terrain ?

La rationalisation du football par cette totale transparence technologique participe finalement à son désenchantement

L’arbitrage sans revers est pourtant une pure impossibilité pratique : hormis dans quelques situations évidentes, l’homme en noir est, comme un juge pour le texte de loi, un interprète plutôt qu’un exécuteur. La vidéo n’est à ce titre qu’un outil dont il était illusoire de penser qu’elle règlerait tous les problèmes : les différences de perceptions demeurent, et la question ne se trouve que déplacée. Elle rend d’ailleurs l’erreur résiduelle encore plus insupportable du fait même qu’elle est supposée disparaître. Il faut encore dire à quel point les images au ralenti sont trompeuses en ce qu’elles trahissent l’intelligence du réel et de sa vitesse. Mille questions peuvent encore être soulevées sur les modalités de son utilisation. [...]

L’Incorrect

Retrouvez le magazine de ce mois ci en format

numérique ou papier selon votre préférence.

Retrouvez les numéros précédents

Pin It on Pinterest