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Pour que vive la France, vive le Roi
Si un visiteur du passé pouvait contempler la France d’aujourd’hui, verrait-il autre chose qu’un champ de ruines climatisé ? Un vaste territoire fracturé autour de deux pôles concurrents : d’un côté villes et banlieues intégralement bétonnées, et de l’autre terres arables quadrillées par les moissonneuses, auxquelles l’agriculture intensive ponctionne ses dernières ressources ? Entre les deux, il n’y a plus rien. Le Vieil Occident s’est simplifié jusqu’à n’être plus ce pointillisme social au service du capital, laissant crever une terre invisible et silencieuse sur laquelle font semblant de veiller les centres urbains, nacelles de chrome où tempête le seul dogme que notre modernité a été capable de pondre : la contractualisation. Celle-là même, édictée par Rousseau, contre laquelle Maurras s’emporte dans ses écrits de prison, afférant qu’une société « contractuelle » (comprendre : libérale) n’est pas une société de nature. Alors, où est le pays réel ?  se demandera simplement notre visiteur du passé. Où est l’entre-deux, où est passé le liant qui devrait réunir ces deux pôles ? [...]
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Viol en France : l’enquête interdite
C’est une histoire comme il en arrive des centaines en France. Jusqu’à il y a peu de temps, on les gardait pour soi – en particulier lorsqu’elles contrevenaient à une certaine idée du « vivre-ensemble ». « C’était un homme d’une cinquantaine d’années, commence Amélie* avant de faire une pause – elle nous prévient en avance qu’elle aurait du mal à parler d’une traite. J’avais huit ans. À cet âge-là, on n’a pas beaucoup de recul. Un homme qui devait avoir plus de 40 ans a gagné ma confiance en peu de temps à la sortie de mon école et m’a proposé de le suivre dans un endroit isolé à quelques mètres, avant de me violer en pleine rue. Je vous épargnerai les détails… D’ailleurs je ne me souviens pas de tout puisque j’ai subi une amnésie post-traumatique. Toutes les années qui ont suivi, j’ai vécu comme un fantôme, jusqu’à ce que le souvenir remonte peu à peu, jusqu’à ce que je trouve la force d’en parler à mes proches. » Amélie par pudeur ne précise pas de quelle origine exacte était son agresseur, elle précisera juste qu’il était « étranger ». [...]
Grooming gangs : à nous les p’tites Anglaises
Au Royaume-Uni, l’année a démarré fort. Pleins feux sur les grooming gangs, en majorité anglo-pakistanais, qui violent en groupe des mineures blanches des classes populaires. En France, on concluait 2024 avec les viols de Mazan, une victime, cinquante agresseurs, dix ans de calvaire. Les grooming gangs sont d’un autre acabit. Ces réseaux pédophiles ont violé, séquestré, humilié, torturé, terrorisé, prostitué, drogué des dizaines de milliers de filles entre 11 et 16 ans, dans tout le pays, du Nord au Sud, de Glasgow à Oxford. L’affaire dure depuis plus d’un quart de siècle. C’est colossal. [...]
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Silence on viole : la rançon du vivre ensemble
Personne ne peut songer sérieusement à critiquer le mouvement #MeToo ni à remettre en question son bénéfice pour les femmes. Même s’il a engendré une surenchère discutable ainsi que des fausses accusations proférées au nom de la vengeance, on peut se féliciter que les langues se soint déliées et la peur a progressivement « changé de camp », comme dirait l’autre. C’est un fait. La domination de l’homme, insidieuse ou délibérée, dans certains milieux familiaux ou professionnels, est enfin stigmatisée, montrée du doigt et prise pour ce qu’elle est : une tare mentale dangereuse issue d’un comportement primitif. Malheureusement, tout n’est pas si simple. Si le mouvement est apparu dans des milieux socio-professionnels très « visibles » (à commencer par celui du cinéma, du théâtre, etc.), il reste beaucoup plus discret dans des milieux moins glamour. Qui s’offusquera d’une main au cul dans une usine de conditionnement de poisson surgelé à Dunkerque ? Sans doute pas grand monde. Dans les milieux pauvres, ouvriers – ce qu’on appelait encore les « prolétaires » il y a peu –, il y a fort à parier que le mouvement #MeToo n’est qu’une diversion de plus pour cacher la vraie guerre des classes qui elle a encore de beaux jours devant elle. D’où une indignation à géométrie variable, que les médias relaient par ignorance ou paresse intellectuelle. [...]
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Éditorial d’Arthur de Watrigant : Contre-révolution

Un nouveau monde pointe son nez. Il ressemble furieusement à l’ancien. « Il n’y a que deux sexes », a osé affirmer Donald Trump tout juste élu. Il paraît que c’est révolutionnaire. Ce monde tourne décidément trop vite. Les peuples grondaient, leurs élites préféraient se boucher le nez, les voici boutées hors de leur tour d’ivoire par Giorgia Meloni, Donald Trump et Javier Milei. La mondialisation heureuse s’éteint et leurs rentiers ne comprennent pas. On préfère causer d’ingérence – même en France, le pays qui pourtant un jour de décembre 2007 s’est vu imposer un traité que son peuple avait massivement rejeté deux ans plus tôt, la dépossédant ainsi de sa souveraineté. Fin de la blague.

Lorsque l’État ne nous représente plus, il nous commande sous l’autorité illégitime des minorités autoproclamées

« Une nouvelle internationale est à l’œuvre », a affirmé Emmanuel Macron presque pour nous faire plaisir. Javier Milei l’a confirmé il y a quelques jours au forum de Davos.…

Cette guerre d’Algérie qui n’a jamais fini…
Deux juillet 1962, les derniers commandos Delta de l’OAS quittent Alger. Ils auront mené une lutte héroïque. Gigantesque. Dos au mur. Contre tous. On s’en souvient peu mais à la fin de l’Algérie française… vers avril1962… alors que le FLN enlève des Européens et laisse leurs cadavres, couilles dans le bec, dans les rues… l’armée française a entrepris de collaborer avec les fellaghas algériens pour éliminer les dernières poches de résistance de l’Algérie française. Le maquis que le Bachaga Boualem et sa harka tentent de monter dans l’Ouarsenis est même bombardé par l’aviation tricolore ! Et alors que les Deltas résistent armes au poing dans les derniers recoins de Bab El-Oued, le pouvoir gaulliste vide les prisons des fellouzes. Qui s’empressent de reprendre du couteau pour mettre une dernière touche artistique au carnage. [...]
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Carte noire pour Patrice Jean : L’assoupissement satanique de la morale
Le roman russe, plus que le roman français, a médité sur le sens de la vie, la métaphysique, la morale, si bien que les grands écrivains russes, de Gogol à Dostoïevski, de Tolstoï à Grossman, par le biais de leurs personnages, précèdent ou défient la pensée des philosophes. Pour supérieurs que soient Balzac, Stendhal, Flaubert ou Proust, ils explorent la condition humaine, sans se fracasser plus que ça aux tourments de la morale. Bernanos et Camus, en ce sens, sont plus russes que français. J’ignore si on a déjà relevé que Tolstoï, dans Résurrection, soutient, presque soixante-dix ans avant Hannah Arendt, la thèse de la banalité du mal (nuancée et corrigée). Confronté au monde perdu des prisonniers et des directeurs de pénitencier, à l’univers de la justice, des gardiens, le personnage de Nekhlioudov s’interroge sur leur indifférence à la vraie justice. Voici le résultat de sa méditation : » Cela s’est fait, pensait Nekhlioudov, parce que tous, directeur, gouverneur, officier de paix, sergents de ville estiment qu’il y a des situations dans lesquelles une attitude humaine dans les rapports directs avec les hommes n’est pas obligatoire. Mais tous ces gens […] s’ils n’étaient pas gouverneur, directeur, officier, auraient pensé vingt fois au moins : est-il possible d’envoyer ces hommes par une telle chaleur et en une telle masse ? Vingt fois en cours de route, ils se seraient arrêtés et, remarquant qu’un homme s’affaiblissait et s’essoufflait, l’auraient fait sortir des rangs et conduit, à l’ombre, lui auraient donné de l’eau, l’auraient laissé se reposer; enfin, lorsque le malheur se serait produit, ils auraient montré de la compassion. » Et pourquoi ne l’ont-ils pas fait ? se demande Nekhlioudov. Parce qu’ils plaçaient « leur fonction au-dessus des devoirs d’humanité », « uniquement parce qu’ils servaient comme des fonctionnaires ». [...]
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Jean-Christian Petitfils : la Sainte Tunique mise à nu
Qu’est-ce que la Sainte Tunique d’Argenteuil et comment se présente-t-elle sur le plan matériel ?

Cette relique est considérée comme la tunique sans couture portée par Jésus le 3 avril de l’an 33 sur le chemin de croix, avant d’être tirée au sort par les soldats romains, puis récupérée par les premiers chrétiens. Les quatre Évangiles, particulièrement celui de Jean, seul témoin oculaire au pied de la croix avec les saintes femmes, en parlent, ce qui tend à prouver qu’elle était bien connue des premiers disciples. Elle se présente comme un vêtement de laine non mérinos de 122 cm de longueur (148 à l’origine probablement), de 90 cm de largeur sous les bras et de 130 sous la poitrine. Sa couleur est brun pourpre. Elle est fortement abîmée et a été de surcroît mutilée par de nombreux prélèvements effectués au cours des siècles. Elle est conservée dans un petit reliquaire placé dans une des chapelles de la basilique Saint-Denys d’Argenteuil. Mais lors de l’ostension exceptionnelle qui aura lieu du 18 avril au 11 mai 2025, on pourra la voir déployée dans la grande châsse en bronze dorée construite pour elle en 1894.
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