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Une Constitution rétrograde

Dès le préambule, le ton est donné : « Le peuple français proclame solennellement son attachement aux Droits de l’homme. » Pas la moindre allusion aux Droits de la femme, pourtant définis par Olympe de Gouges dans sa Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne en 1791. Intégrer que « la femme naît libre et demeure égale à l’homme en droit », c’est déjà trop demander à une République capturée par les mecs depuis sa création. Les bonnes femmes, sous la Ve, c’est bon pour trier les pièces jaunes, quand on ne les convoque pas pour donner un bâtard au souverain. Vieille tradition française…

Lire aussi : Jules Ferry : Symbole de la République coloniale

La France « assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion », affirme l’article 1er, excluant de facto l’égalité de genre. Et pour cause : le genre n’existe pas pour la République, et l’individu qui ne se reconnaît ni comme homme, ni comme femme est tout bonnement exclu de la communauté nationale ! Lisez, c’est écrit : « La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales ». Les transgenres, ils n’ont qu’à pointer au chômage, sans même pouvoir se faire élire, ni même pleurer dans leur bulletin de vote auquel ils n’ont pas droit ? Ben oui, c’est ça, puisque « sont électeurs, dans les conditions déterminées par la loi, tous les nationaux français majeurs des deux sexes, jouissant de leurs droits civils et politiques ».

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Joachim Son-Forget : « On ne fait pas une tentative sur 7 milliards d’humains, surtout pour une pathologie qui est peu létale »

Pensez-vous qu’une vaccination de masse soit la bonne solution pour sortir des phases de confinements ?

En théorie si le vaccin était sûr, si nous connaissions ses effets secondaires à court, moyen et long terme, nous pourrions en effet opter pour cette solution. La méthode vaccinale est traditionnelle et éprouvée dans certaines maladies. Mais nous savons aussi qu’il y a des maladies virales et des épidémies qui n’ont pas été jugulées par cette stratégie. Au point même que pour certaines pathologies comme la grippe, nous sommes obligés de nous adapter continuellement aux nouvelles souches. Les vaccins essayent rattraper les évolutions tant bien que mal, mais ils restent toujours en décalage. La crise du coronavirus est différente : nous n’avons jamais su ou pu développer des stratégies vaccinales sur les autres types de coronavirus. Était-ce parce que les épidémies étaient trop courtes, ou ce type de virus est-il moins sujet à la vaccination ? On n’en sait rien. En tous cas il y a deux nouveautés.

D’abord c’est un type de coronavirus peu connu. Ensuite, la technologie (ARN messager) utilisée pour une grande partie de la population mondiale est une première. D’habitude, le développement se fait par étapes, avec des schémas d’études cliniques qui prennent du temps ; des années voire des dizaines d’années, où l’on améliore le vaccin au fur à mesure. Malgré tous les précautions, il y a toujours des choses à réajuster. On ne fait pas une première tentative sur 7 milliards d’humains, surtout pour une pathologie qui est relativement peu létale. [...]

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Jules Ferry : Symbole de la République coloniale

Nul, à part peut-être Victor Hugo, n'est célébré en France à l'égal de Jules Ferry : pas moins de 1 318 avenues, rues ou places portent son nom ! C'est moitié moins que l'auteur de la Légende des siècles, mais plus que Georges Clemenceau, leur « Père la victoire » ; c'est tout dire. On recense, accrochez-vous, 642 établissements scolaires baptisés du nom de celui à qui on devrait dire merci d'avoir imposé l"« école publique, laïque, gratuite et obligatoire ». C'est-y pas beau, ça ?

Au moins, le mérite de leur école, c'est que ça apprend à compter : 1 318 + 642, ça va faire 1 960 plaques à déboulonner. Sans compter les statues à détruire, comme l'imposant monument du jardin des Tuileries ou l'infâme statue de Saint-Dié, dans les Vosges, le représentant dans son suprême orgueil d'impérialiste blanc avec un Annamite à ses pieds ! C'est quoi ça, l'Annamite, un phalloïde ? [...]

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Duhamel : un zeste de gauche caviar

Fille de Bernard Kouchner et d’Evelyne Pisier, l’avocate Camille Kouchner a décidé de tout dire, de tout balancer sur sa « Familia grande » incestueuse, sur les liens qui unissent cette mafia rose donneuse de leçons devant l’éternel. Tout, tout, tout, nous saurons tout sur leurs fêtes somptueuses à Sanary-sur-Mer, sur leur concupiscence bravache, sur leur méchanceté intrinsèque, leur arrogance de puissants à qui rien ne résiste, si bien en cour qu’ils savent que la justice des hommes ne s’appliquera pas à eux de leur vivant. Mais les temps ont changé. L’hédonisme pervers des dominants n’est plus à la page. Ils ne trouveront pas d’avocats médiatiques pour les défendre, à l’image de Roman Polanski qui avait pu compter sur le soutien du ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner en 2009, lequel demanda très officiellement à son homologue américaine Clinton l’arrêt des poursuites contre le cinéaste polonais accusé de viol par une victime qui était âgée de 13 ans au moment des effets.

L’hédonisme pervers des dominants n’est plus à la page. Ils ne trouveront pas d’avocats médiatiques pour les défendre, à l’image de Roman Polanski qui avait pu compter sur le soutien du ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner en 2009, lequel demanda très officiellement à son homologue américaine Clinton l’arrêt des poursuites contre le cinéaste polonais accusé de viol par une victime qui était âgée de 13 ans au moment des effets

Treize ans, c’est l’âge auquel le jeune fils de Bernard Kouchner a commencé à être « initié » aux déplaisirs de la chair (qu’on devine triste et flasque) par son beau-père, le très respecté constitutionnaliste et politiste socialiste Olivier Duhamel. La nuit, quand le reste de la maisonnée dormait, monsieur Duhamel allait se glisser sous les draps du jumeau de Camille Kouchner pour faire ses sales petites affaires. « C’était une autre époque », diront les salauds. « Il y a prescription des faits », diront les relativistes. Est-il trop tard pour parler ? Est-il trop tard pour rendre justice ? Non. Trois fois non. Il n’est jamais trop tard pour prendre conscience que nous sommes gouvernés par une élite incestueuse qui se croit au-dessus de la morale, qui nous méprise, qui s’arroge tous les postes de pouvoir. La pédophilie d’Olivier Duhamel doit d’abord s’analyser de la sorte : c’est un acte de domination, de possession sur un être plus faible. Il voyait le jumeau de Camille comme lui et ses amis voient la France : un objet de désir devant se soumettre à leur volonté.

Affaire Saint-Jean de Passy : « Seul l’archevêque de Paris pourrait rétablir M. Clément dans son honneur et sa respectabilité »

Le licenciement du directeur de Saint-Jean de Passy mi-avril avait causé une vive polémique dans les milieux catholiques parisiens. Pouvez-vous nous faire un petit rappel des faits ?

C'est le 14 avril au matin que M. Clément a reçu la visite d’un huissier pour se voir remettre une lettre de mise à pied à effet immédiat avec restitution de son matériel professionnel et une convocation à un entretien préalable en vue d'un licenciement. Cette procédure a été immédiatement suivie d'une communication du Conseil d'administration de SJP, du diocèse et de la présidente de l'association des parents d'élèves (APEL), affirmant que les faits étaient graves et relevaient d'une matière pénale.

Tout avait commencé quelques mois auparavant par la mise en place d'un audit orchestré par les mêmes protagonistes dans le but d'accuser le directeur, sans contradictoire et en toute opacité, d'un « management dysfonctionnel » et d'un « harcèlement institutionnalisé ». Les réactions à cet étrange procédé furent nombreuses, en interne et en externe, pour crier au scandale sur la forme comme sur le fond : si le directeur diocésain n'était pas d'accord avec la politique éducative menée par le directeur de Saint-Jean de Passy, il suffisait qu'il trouve un accord avec lui pour s'en séparer et organiser son remplacement. Force est de constater qu'il a préféré procéder à une « mise à mort » professionnelle pour que M. Clément ne puisse plus travailler dans l'enseignement catholique.

Une enquête préliminaire avait été ouverte par le Parquet de Paris. Quels sont les faits qui lui étaient reprochés ?

Alors que le Conseil d'administration avait décidé de transiger en mettant en place un protocole transactionnel avec M. Clément, dans le but d’éviter une procédure prudhommale, le directeur diocésain et le président du Conseil d’administration ont procédé à un signalement auprès du Procureur de la République dans le but de donner un peu de consistance à un dossier qui brillait par sa vacuité. L’enquête a été menée par la police judiciaire et a duré plusieurs mois. Six ou sept personnes ont été auditionnées à charge, parmi lesquels d’anciens collaborateurs, mais aussi la présidente de l'APEL, le président du Conseil d’administration et le directeur diocésain. La plupart de ces personnes n'étaient pas ou n'étaient plus sous l'autorité de M. Clément. [...]

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Bertrand Galichon : « Le vaccin vaut toujours mieux qu’un confinement »

Docteur, comment se met en place la campagne de vaccination ?

Ce que je constate sur le terrain, c’est que les soignants de plus de 50 ans doivent être vacciné en priorité. Cependant, je n’ai reçu aucune indication pour l’instant. Je ne sais pas quelles sont les causes de l’important retard français en terme de vaccination. Aucune information ne m’est parvenue jusqu’à présent. Je ne sais pas si ce retard est dû à un excès de prudence, ou le fruit d’une impréparation du gouvernement. Mais dans mon service d’urgences, à Lariboisière, le Covid ne nous préoccupe plus guère depuis quelques semaines.

Le vaccin est-il véritablement une solution ?

Oui, c’est une véritable solution. Pour une fois, la France fait de la médecine préventive. Mais la vaccination est une partie de la solution, pas la seule. La sécurité du vaccin est un sujet de biologie extrêmement technique ; si je ne peut pas dire formellement si la nouvelle méthode est un danger, je peux tout de même affirmer que le vaccin est toujours mieux qu’un confinement.

Faut-il continuer à faire des recherches sur des médicaments ?

Oui bien sûr. Il faut surtout continuer à faire des recherches sur la pathogénie des maladies et savoir où est ce qu’elle entraîne exactement.

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Médiatiser la France des terroirs

Que CNews l’ait entendu ou qu’une même idée ait germé dans l’esprit de ses dirigeants, le pari a été relevé. Le virage intellectuel était osé, il a été accompli brillamment, et les chiffres de l’audimat le confirment. Il manque pourtant, avant qu’un label « NF » puisse être apposé sur cette chaîne, ou sur une autre, et qu’elle acquière une place unique dans le PAF, une dimension cruciale : le terroir. Celui-là même, et celui-là seul, qui autorise la France périphérique à revêtir de nouveau la parure de la France éternelle, et à renvoyer les bobos urbains et cosmopolites à leurs modèles de développement obsolètes.

Lorsque le 25 août 1944, depuis l’hôtel de ville de Paris, le Général de Gaulle évoque « la seule France, la vraie France, la France éternelle », à quoi songe-t-il ? À la « République et ses valeurs » si chère à Emmanuel Macron ? Il songe probablement à ce qui fait l’âme de la France, et que l’on retrouve dans les vieilles et prestigieuses pierres qui étayent notre patrimoine autant que dans les arts de la table, des étoffes, du verre, du bois. Dans la petite industrie comme dans l’agriculture. Dans les champs, les massifs montagneux, les forêts, les vignobles, le long des côtes maritimes comme des fleuves, dans les marais salants comme dans les bassins ostréicoles – dans une terre façonnée par le génie des hommes. Dans une France des terroirs porteuse de l’héritage des siècles, que le monde entier regarde avec ravissement, mais qui semble si dérisoire aux élites qu’elles n’ont de cesse de la monnayer, de la rentabiliser, de l’internationaliser, c’est-à-dire de la liquider… [...]

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Cancel culture : effacer l’historique

« Moi, je ne crois pas à ce qu’on appelle la Cancel Culture. » Il faut toujours se méfier des gens qui commencent leur phrase par « moi je ». Début décembre dernier, Lui, donc, avec le L majuscule qui permet de Le distinguer du commun des mortels, répond à une longue interview (près de 2 h 30) diffusée en « live », ce qui veut dire en direct – par opposition à « replay » qui signifie différé dans notre belle « start-up nation » – sur Brut, un média en ligne qu’on ne saurait définir autrement que par son public : les djeunes. Il paraît que ceux-là, qui ne savent rien d’autre que ce que l’Éducation nationale leur a enseigné, c’est-à-dire rien, et ce que les vidéos visionnées sur leurs smartphones leur ont appris, c’est-à-dire moins que rien, mais en version originale non sous-titrée, en sont friands.

Emmanuel Macron était interrogé sur la fracture entre les diverses mémoires de la guerre d’Algérie, il dérive et en vient donc à confier, en prenant apparemment son public à rebrousse-poil : « Moi, je ne crois pas à ce qu’on appelle la Cancel Culture. » De quoi parle-t-il ? « To cancel » signifiant « annuler », une traduction hâtive pourrait laisser penser qu’il ne croit pas à la culture pour les nuls, ce qui pourrait créer un malentendu semblable à celui suscité par ses propos sur les « illettrées » de l’abattoir Gad – en plus de causer de la peine aux éditions First.

Cancel Culture peut être traduit, plus justement, par « culture de l’annulation », ou, plus précisément encore, par « culture de l’élimination ». Dans les faits, il s’agit de ce mouvement né aux États-Unis et qui vise, d’abord à dénoncer, ensuite à ostraciser, enfin à éliminer – ou, à défaut de pouvoir le faire soi-même, à exiger l’élimination – de toute référence, des toponymes à la statuaire en passant par les références universitaires, à des personnalités ou événements ayant eu des comportements ou prises de position moralement condamnables. [...]

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