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Comment favoriser la transmission de petites fermes ?
À l’origine hollandais et urbain, Sjoerd Wartena a découvert dans la Drôme, par un retour à la terre, une culture millénaire enrichie par les paysans locaux génération après génération. Désireux de sauver cet héritage à l’abandon, il prône à travers Terre de Liens le maintien de petites fermes multifonctionnelles.Quel est le but de Terre de Liens ?Terre de Liens a pour vocation de favoriser l’installation de nouveaux agriculteurs qui s’orientent vers un mode de production paysan et agroécologique, et en particulier de ceux qui n’ont pas la chance de venir du milieu agricole. Grâce à l’épargne collaborative placée par nos 15000 actionnaires dans le fonds de la Foncière – notre entreprise d’investissement – et aux dons réunis par notre Fondation, nous acquérons des terres qui sont ensuite proposées à la location.Lire aussi : L'éditorial de Jacques de Guillebon : Fragments de FranceCe système permet à des fermes de taille familiale de survivre en étant transmises aux générations à venir.Justement, pourquoi préférer les petites fermes aux exploitations agricoles de grande échelle ?La politique agricole de Bruxelles ne soutient absolument pas ni le bio ni le modèle paysan, c’est un énorme gâchis. Car la petite agriculture, souvent très diversifiée, crée des emplois, et des emplois qui ont du sens. En France, il y aurait de la place pour 500 000 petites fermes si l’on cessait de jouer le jeu du marché mondial et si l’on favorisait l’agriculture paysanne, qui est le préalable nécessaire à toute véritable agriculture biologique.
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Abreuve nos sillons
Comme tous les mois, Marie Dumoulin dresse sa Chronique des crottés. « Il voyait dans les villages la cellule primitive de toute histoire et aussi des États. C’étaient les villages qui donnaient le blé et la dîme, et le sang de leurs fils, dont l’État fertilisait ses sillons. Certes, c’étaient les rois qui écrivaient l’histoire, mais ici coulait la sève dans laquelle ils plongeaient leurs plumes. L’humble paysan ne portait pas de couronne, mais il était beau de le suivre des yeux, alors qu’il empoignait les gerbes pour les charger sur sa voiture. Il ne lisait pas de livres mais il était plus près des patriarches que ses maîtres. Il n’avait pas encore mis de fenêtres entre lui et le soleil ». C’est ainsi que le seigneur du village imaginaire de Sowirog – quelques masures de bois blotties entre lacs et forêts de Masurie – médite sur ses féaux, dans le superbe roman-épopée d’Ernst Wiechert, Les enfants Jéromine. Lire aussi : Tout commence avec une semence Cette œuvre allemande parue en 1947 constitue une vaste fresque de la vie d’un village aux allures médiévales, entre l’aube du XXe siècle et l’arrivée des nazis. L’auteur, lui-même incarcéré à Buchenwald en 1938, laisse délicatement à la porte du roman les horreurs vécues par la Prusse orientale en 1945. Sa verve poétique est au service d’un monde paysan irrévocablement disparu. Nous pouvons sauter des deux pieds à l’intérieur de cet univers onirique qui dit si vrai des mille et mille générations dont la vie « n’était pas beaucoup plus que ce qui avait été ordonné et promis dans l’ancienne alliance ». Que nous racontent ces hommes des immensités ? Leur « intimité avec la nature ». Celle-ci fait de leur société d’ordre, non un système humain qui, voulant tendre au monde parfait, verse dans le totalitarisme, mais une volonté commune qui, désirant intimement « les tours de la Cité dorée » du Livre, donne à chacun sa juste place. (...) À découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés.
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Un jour en France : la cagoule islamique de course à pied
Un jour en France. Une polémique en France. Cette semaine, alors que la guerre menace entre deux puissances nucléaires dont les jungles étaient chères à Rudyard Kipling, nous avons débattu du « hijab de running » que s’apprêtait à commercialiser Décathlon. Et si tout n’avait pas été encore dit ?
Colloque One of us : pour un réveil de l’intelligence européenne
C’est un colloque de haute volée qui s’est tenu samedi dernier au Sénat. À l’initiative de la Fédération One of Us, qui regroupe quarante organisations dans dix-neuf pays de l’Union européenne, une journée de travail a été consacrée à « l’avenir de la culture européenne » et au « réveil des intelligences » afin de promouvoir « une Europe fidèle à la dignité humaine ». Récit.On se souvient de l'initiative One of Us. Lancée en 2012 selon la procédure de l’Initiative Citoyenne Européenne (ICE) qui permet à plus d’un million de citoyens de l’Union européenne de transmettre des projets à la Commission et au Parlement européen, elle avait pour objet la « protection juridique de la dignité, du droit à la vie et à l'intégrité de tout être humain depuis la conception dans les domaines de compétence de l'UE où cette protection s'avère d'une importance particulière ».En 2014, malgré plus de 1,7 millions de signatures, - un record dans l’histoire de l’Europe -, la Commission européenne n’a pas daigné transmettre la proposition législative issue au Parlement européen, ce qui la place en totale contradiction avec ses intentions en matière de démocratie participative.
Attention, dogue allemand
La France a une longue tradition en matière de police politique. Conçue pour défendre les intérêts d’un gouvernement, elle peut aussi défendre ses propres intérêts. C’est en tout cas la réussite à laquelle est parvenue l’entreprise « HitThem® » en proposant des services toujours plus innovants et civilisés, au service des plus forts et des mieux dotés. Yrieix Denis les a rencontrés, pour sa chronique "C'est pas beau de mentir".  Cheveux ras, pull à capuche, baskets noires, pantalon paramilitaire, Sébastien Laugre ressemble à un membre du grand banditisme. « C’est surtout parce que je fais une tête de plus que vous et que mes bras ont la taille de vos cuisses que vous dites ça », assure-t-il, amusé. Après une palpation d’usage et une vérification de nos cartes de presse, l’agent nous invite à nous asseoir dans son bureau, où les livres de Laurent Obertone avoisinent ceux de Gustave Le Bon et de Gérald Bronner. « C’est juste pour décorer, je ne sais pas lire », lance-t-il en riant. En réalité, notre homme est un fin lettré. Après un bac S mention très bien, un an de sociologie à Nanterre (« Je faisais partie du service d’ordre de l’UNEF avant de me convertir au darwinisme social »), six ans de droit et l’obtention du barreau, il a finalement passé les concours de la Police nationale. C’est aussi un grand sportif. « J’ai une ceinture noire en judo et j’adore la savate. Si vous me faites chier je vous colle mon pied sous le menton ! Je plaisante », rit notre hôte en surprenant nos mines inquiètes. « Je me suis vite fait chier en cabinet ». « Mon père était coach. Ma mère, instit’. Je croyais leur faire plaisir. Mais au fond je voulais faire un métier où la violence n’est pas larvée, comme dans la plupart des entreprises. La civilisation des mœurs comme la concevait Norbert Elias, c’est un fantasme de sadique refoulé ». L’officier Laugre a donc rejoint la PJ puis la BAC en 1999, à 27 ans. Mais, lassé de « courir après des voleurs à la tire des pays de l’Est qui chient sur l’État de droit » et des « mineurs multirécidivistes qui se font sucer par des juges pédophiles pour rattraper la discrimination des professeurs d’arts plastiques », il a décidé d’inventer une nouvelle structure de maintien de l’ordre « plus adaptée à la société ». Frappez plus fort, ils n’entendent pas HitThem®, « molestez-les », en bon français, regroupe un millier d’anciens agents de police. L’entreprise a d’abord offert ses services aux multinationales et aux personnalités. Mais là encore, l’agent Laugre a été rattrapé par l’ennui : « Défendre des personnalités narcissiques, irrationnelles et incultes, contre les assauts de mongoliens hystériques ne représente pas beaucoup d’intérêt. Je préfère défendre les mêmes, mais en politique. C’est plus sport. »
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Ce que l’œuvre de d’Annick de Souzenelle dit de notre époque
La trop méconnue Annick de Souzenelle a travaillé sa vie durant à rétablir l’intelligence symbolique des textes bibliques. Portrait d’une âme. Ce qui distingue l’attitude politiquement et culturellement incorrecte de l’attitude correcte, c’est la Tradition. La Tradition ? Le rapport métaphysique à la vie. Est incorrecte par temps de progressisme totalitaire, de vivre une recherche liée à la Tradition, c’est-à-dire un chemin d’évolution en relation avec l’Être. Est correct ce qui se réclame du « décalé » mais qui n’est en rien subversif, du subversif mais qui appartient à la pensée unique, bref, est correcte l’intégralité du modernisme, ne tolérant pas que l’on pense autrement que sur le mode de l’Avoir. On repassera donc en matière de conquêtes humanistes et en matière d’avancées sur le chemin de la tolérance. En matière de Tradition en revanche, quelle recherche aujourd’hui porte les valeurs des véritables progrès et innovations, notions absolument arraisonnées par le matérialisme politique ? Car le progrès dont notre époque se réclame comme si elle était l’apogée de la réalisation humaine, cette modernité que tout le monde a à la bouche pour qualifier ce qu’on est incapable de définir, et comme pour dire « c’est nouveau », ce progrès-là, cette modernité-là, en termes anthropologiques n’ont accouché de rien. Nous sommes dans une ère obscurantiste s’ingéniant à faire passer pour conquêtes des droits nouveaux, des techniques nouvelles mais de véritable progrès concernant notre condition humaine, quid ? Retour aux sources L’œuvre pionnière des quarante dernières années dans le domaine de la Tradition, nous la devons à Annick de Souzenelle qui, par ses travaux, a porté un éclairage libérateur sur la raison et le but de notre présence sur terre. Née catholique, mais déçue par l’absence de réponses aux multiples questions qui éveillaient sa curiosité d’enfant, elle a affronté le nihilisme occidentalisé avant de faire la rencontre décisive en la personne d’un évêque orthodoxe qui la mit sur sa voie. Elle fut anesthésiste, devint psychanalyste. Les humanités d’alors préparaient les meilleurs élèves au latin et au grec. Maîtrisant ces langues qui sont notre héritage, à nous euro-méditerranéens, son chemin la mène à l’hébreu. Dans un objectif précis : retourner aux Écrits, à l’Ancien Testament pour savoir ce qui y est réellement signifié. Elle y découvre alors une accumulation de traductions erronées ou approximatives, celles sur lesquelles se sont appuyées plusieurs générations avec pour incidence de mésinterpréter le message biblique. Son travail, dès lors, sera d’interroger le texte d’origine en établissant une traduction dans l’esprit du texte premier, forte de ses connaissances en psychanalyse et en théologie. Comme, par exemple, le fait qu’Ève n’est pas née de la côte d’Adam, mais est l’autre côté d’Adam. Adam n’étant pas le premier homme mais le nom générique de l’humanité. Autrement dit, chaque être humain est un Adam, femmes et hommes sans distinction. Les incidences de ses traductions à la source relèvent d’un souffle vivificateur, car à l’aune de la langue hébraïque bien comprise le message biblique prend, dans la voix d’Annick de Souzenelle, ce caractère d’intelligence et d’amour qui lui est propre.
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Élisabeth Lévy : « C’est une deuxième loi Gayssot qu’on veut nous faire »
« L’antisionisme » est souvent le cache-sexe de l’antisémitisme. Depuis le début de l’ère internet, on ne traite plus de « sale juif » mais de « sale sioniste ». Mais légiférer sur le sujet revient à assimiler juifs et Israéliens, et donc à donner du grain à moudre aux complotistes. Alors que penser d’une loi sur le sujet ? La réponse d’Élisabeth Lévy.

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