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L’hypersexualisation de la société
Personne n’a pu échapper à l’onde de choc mondiale que fut l’affaire Weinstein, et au phénomène social sans précédents de dénonciation du harcèlement sexuel sous le hashtag « metoo » devenu « balancetonporc » en France. Inutile de revenir trop largement sur ce tsunami médiatique, dont les conséquences semblent être tout à fait louables : une véritable prise de conscience de la difficile condition de la femme dans le monde d’aujourd’hui, du calvaire que celles-ci peuvent vivre au quotidien, et surtout une redistribution des cartes dans le jeu de l’égalité hommes-femmes. Mais ce que révèle par-dessus tout cette affaire, c’est l’hypersexualisation de la société, et au risque de paraître pour un conservateur rétrograde et intolérant, il faut dire que nous avons atteint sur ce point un niveau jamais atteint, dans le prolongement évident de la « libération » sexuelle des années 80, libération qui est finalement devenue une grande (...)
Choses vues dans les salles de rédaction
Quand il le faudra je bondirai. Enfermé dans les toilettes de la rédaction de l’Obs, l’hebdomadaire des CSP + libéraux libertaires, il rongeait son frein. Pourquoi avait-il ri en conférence de rédaction lorsque le sujet « me-too, balance ton porc » avait été discuté ? Et pourquoi avait-il ajouté au sujet de Marlène Schiappa « Avec celle-là, je me sens pousser un groin » ? Peut-être l’abus de rosé avec le tajine du restaurant marocain d’à côté ? Ou le joint traditionnel avec le café ? Toujours est-il que la rédactrice en chef du service politique avait pris une paire de ciseaux pour lui faire passer une bonne fois pour toutes ses aspirations porcines de mâle blanc de plus de cinquante ans. Poursuivi par la responsable de la rubrique sports (ancienne lanceuse de javelot), il avait pu échapper à la castration grâce à une pointe de vitesse dont il ne se serait pas cru capable. Heureusement il avait son portable, fébrilement il composa le numéro de la police, un voyant s’alluma : batterie insuffisante… Quand il le faudra je bondirai. Il se répétait la phrase en boucle, comme un encouragement. Il est vrai que sa position professionnelle n’était pas très favorable. Jeune pigiste à L’Incorrect pour la rubrique l’Époque, il craignait depuis le début l’ire de son chef. Ce dernier, dur mais juste, enfin souvent plus dur que juste, maniait (...) A lire dans le dernier numéro de L'Incorrect et en ligne pour les abonnés
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La brandade des morues
 Désormais le capital n’a plus à faire le moindre effort pour concevoir sa réclame. Des dizaines de milliers de jeunes femmes rêvent de devenir personnellement des pubs ambulantes. La liberté n’a jamais autant ressemblé à la pire des sujétions. L'université de Californie propose désormais un cursus de « Personal Branding » à ses étudiants. Quid est? Comme son nom l’indique en « désespéranto », il s’agit de faire de soi-même une marque et de gagner un maximum d’argent en communiquant sur son mode de life. C’est Elle (août 2018), l’hebdo féministe qui ridiculise les femmes, qui est heureux de nous l’apprendre : « Qui n’a jamais rêvé, même un instant, d’être une influenceuse? De faire ce que l’on aime, de le marketer, de prodiguer des conseils et de n’avoir plus qu’à compter les billets qui s’accumulent? » La [...] Suite à lire dans le dernier numéro de L'Incorrect et en ligne pour les abonnés.
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Boualem Sansal : « EN ALGÉRIE, LA VOLONTÉ DE COMPRENDRE A MENÉ À 300 000 MORTS »
Après le succès de 2084, l’écrivain algérien nous offre une nouvelle méditation littéraire autour de l’islamisme : Le Train d’Erlingen. Cet humaniste laïc qui ne cesse de mettre en garde contre le fléau islamiste et de dénoncer la lâcheté des gouvernants, menacé, isolé, scandaleux, a paradoxalement quelque chose d’un prophète de l’Ancien Testament. Rencontre avec une conscience héroïque.
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Mélenchon, Guignol et les autres
Quel mois d’octobre politico-médiatique, où le grotesque l’a disputé au scandaleux ; comme si la France était enfin entrée dans une nouvelle ère, ouvertement spectaculaire, exhibitionniste et indécente.
Tout voyage est une déception
« Toute drogue modifie vos appuis. L’appui que vous preniez sur vos sens, l’appui que vos sens prenaient sur le monde, l’appui que vous preniez sur votre impression générale d’être ». Michaux, Connaissance par les gouffres – « Les drogués sont des mystiques d’une époque matérialiste qui, n’ayant plus la force d’animer les choses et de les sublimer dans le sens du symbole, entreprennent sur elles un travail inverse de réduction et les usent et les rongent jusqu’à atteindre en elles un noyau de néant.» Drieu la Rochelle, Le Feu follet L'addiction? Encore ? Encore cette histoire d’homme sans dieu et sans tempérament. Le capitalisme addictif ayant pour credo de toujours ingérer quelque chose pour ne pas être totalement vide. Garder une contenance. Laquelle ? Et pourquoi? Jusqu’où peut-on aller pour ne plus voir sa gueule/le réel et annihiler le reste de sensations? Tout voyage est une déception. La drogue se voulait promesse d’ouverture vers l’ailleurs jusqu’à nous sortir totalement de l’humanité. Le réel est chiant et c’est justement ce qu’il y a de beau dans le réel. Il est souvent important de sentir ce putain de vide qui entoure tout ce qu’on fait et dit. Le médiocre est souvent préférable au néant. Les [...] Suite à lire dans le numéro 13 et en ligne pour les abonnés.
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Vers la fin de toute liberté de conscience des maires

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La Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) vient de déclarer irrecevable une requête des maires de France demandant que soit reconnue la liberté de conscience des maires de ne pas célébrer de mariages homosexuels.

 

La Seconde Guerre mondiale avait conduit les nations à tirer des leçons. Il ne suffisait pas de proclamer qu’on ne voulait plus jamais de guerre, il fallait prendre les moyens d’empêcher le retour à « des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l’humanité » (préambule de la Déclaration universelle des droits de l’homme).

 

Les nations ont donc affirmé que « la reconnaissance  de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde » et ont bâti un bel édifice de protection des droits de l’homme.

L’esclavagiste Fogiel devrait être en prison !

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Marc-Olivier Fogiel vient de publier chez Grasset Qu’est-ce qu’elle a ma famille ?, ouvrage dans lequel, à travers son expérience, il plaide pour une banalisation éhontée de la GPA.

 

Il est odieux de devoir rappeler des évidences. Il y a encore quelques années, on ne croyait pas qu’un jour, il faudrait prendre la plume pour s’opposer à cet immonde trafic de la GPA, que l’on devrait plutôt rebaptiser MEPA (marchandisation et esclavage pour autrui).

 

Il est encore plus odieux de voir les médias – à commencer par Paris-Match – faire la promotion tranquille de l’ouvrage de Marc-Olivier Fogiel, sans lui rappeler les vérités les plus élémentaires.

 

Car contrairement à ce que prétend Fogiel, il ne peut y avoir de GPA éthique. La GPA fait entrer, par principe, le corps humain dans le domaine du marché. Fogiel a acheté 9 000€ sur catalogue l’ovocyte d’une Américaine en prenant soin – dans un eugénisme désormais revendiqué – de choisir celui qui paraissait le plus sain (« il n’y a pas de maladie génétique dans la famille de Jane »).

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