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Le pape François va-t-il démissionner ?

« Je n’ai pas le nez à sentir un conclave imminent », ironise le cardinal Lopez Romero. L’archevêque de Rabat revient de Rome, où il a pris part à la canonisation de Charles de Foucauld. Proche de François, « le Bergoglio marocain » comme on surnomme là-bas peine à imaginer une « Église à trois papes ». Pourtant, les rumeurs de démission de François ne cessent de s’intensifier depuis quelques semaines, au point de hanter les esprits à la Curie romaine.

Des signes annonciateurs

À 86 ans, les ennuis de santé s’accumulent pour le pape. Privé d’un poumon depuis ses 20 ans et contraint de se déplacer en fauteuil roulant depuis mai en raison d’un problème de genou, François affiche beaucoup de signes de fatigue. Alors qu’il devait se rendre en République Démocratique du Congo et au Soudan du Sud début juillet, le voyage du Saint Père est finalement annulé. Les JMJ prévues à l’été 2023 à Lisbonne inquiètent également. « Il est peu probable qu’il puisse supporter un tel voyage », affirment les vaticanistes. De quoi relancer les rumeurs de démission? Oui, selon certains. En 2013, au début de son pontificat, François avait déclaré qu’il aimerait voir « la démission d’un pape devenir normale ». [...]

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Grenoble : un lycée va construire des toilettes non-genrées

L'UNI Grenoble a publié sur ses réseaux le compte-rendu d'une réunion transidentité dans un lycée grenoblois. Quel était le but de cette réunion ?

Nous savons que deux élèves de terminale ont réclamé une réunion sur la transidentité car ils étaient apparemment dérangés que certaines mesures ne soient pas mises en place. Le lycée a accepté de faire cette réunion, et une douzaine d’élèves y sont venus à cette réunion. Ils ont exposé toutes leurs propositions et c’est cela qui nous interloque particulièrement : les propositions retenues vont d’après nous et d’après la loi à l’encontre de la neutralité du service public, qui n’est pas censé s’adapter aux particularités de ces usagers, que cela soit pour des questions religieuses, d’identité sexuelle, d’identité ethnique ou quoi que ce soit d’autre. Le second problème, c’est que construire des toilettes non-genrées dans chaque bâtiment va avoir un coût phénoménal : des moyens qui pourraient être utilisés pour rehausser le niveau dans nos écoles.

Ces propositions seront donc financées par le contribuable ? [...]

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La femme, ange déchu ?

Le miroir des films hollywoodiens nous le montre : le temps des femmes douces, aimantes et compréhensives est passé. Place aux femmes guerrières, dynamiques et audacieuses. Rien de plus éloigné de ce que devrait être une femme actuelle, que la « femme qui attendait » (Andreï Makine). La machine à spectacles récrit les contes de fées en traquant la langueur, la lenteur et la poésie comme autant de mutilations opérées par un patriarcat impénitent. Il faut lutter contre ces stéréotypes, et c’est pourquoi notre fraîche Première ministre Elisabeth Borne a donné sa réussite en exemple à faire rêver « les petites filles ». 

Pour comprendre l’obscénité d’un tel appel, il est nécessaire de se souvenir des origines historiques de la position domestique des femmes. « Le renversement du mariage arrangé s’est fait au nom de l’amour romantique et d’une nouvelle conception de la famille comme refuge contre le monde hautement concurrentiel et souvent brutal du commerce et de l’industrie. Le mari et la femme, selon cette idéologie, devaient trouver réconfort et renouveau spirituel en compagnie l’un de l’autre. La femme en particulier servirait [...] d’“ange de consolation” », explique Christopher Lasch dans Un Refuge dans ce monde impitoyable. [...]

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Violence sexiste au sein du collectif Traoré

Des agressions sexuelles ont-elles eu lieu dans la nébuleuse Traoré et ont-elles été minimisées par le collectif mené par Assa Traoré, sœur du défunt Adama ? C’est ce que racontent deux militantes, qui auraient renoncé à leur engagement en conséquence. Bien évidemment, le collectif et mademoiselle Traoré assurent avoir écarté l’auteur des faits, que l’on pouvait pourtant encore voir à ses côtés lors de différents rassemblements après les faits.

La première femme à dénoncer ces actes se nomme Massica, étudiante alors fraîchement émoulue de Sciences Po. Le 28 mai 2018, le collectif « Femmes en lutte 93 » met en ligne un texte non signé dans lequel il est raconté qu’un certain« S. de Dammarie-lès-Lys » l’aurait agressée physiquement et verbalement en avril 2017 après une réunion publique au CICP (Centre international de culture populaire) : « Sur 100 mètres, entre le métro et le CICP, il m’a projetée contre une porte de bâtiment, me tenant fermement les bras, m’insultant et me poursuivant dès que j’ai pu m’échapper. Sous une flopée d’insultes sexistes, j’ai finalement regagné le CICP où j’ai pu me remettre du choc, et les militants présents nous ont séparés en l’écartant du bâtiment ». Peu après, Samir – puisque c’est de lui qu’il s’agit – tente de s’excuser auprès de Massica et va en parler à Assa Traoré « pour le comité et par honnêteté ». Le 20 avril, la victime décide d’en parler à Youcef Brakni, autre membre important du comité qui tombera d’accord avec elle, expliquant qu’il serait paradoxal de lutter contre les violences d’État et commettre des violences au sein même du comité. [...]

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Gabrielle Cluzel : « La perte de son magistère moral met la gauche hors d’elle-même »

Vous vous êtes fait agresser devant vos enfants. Pouvez-vous nous raconter la scène ?

Je ne veux pas m’appesantir trop longtemps sur mon sort, compte tenu de ce que vivent un certain nombre de Français : c’était une agression verbale, pas une agression physique. Mais cette agression m’a fortement déplu parce qu’il y avait mes enfants, et que l’agresseur était menaçant. Dans une supérette à Versailles donc, au moment où je suis arrivée à la caisse, trois individus sont entrés, et l’un d’eux en me voyant a dit : « C’est la meuf d’Itélé ! ». Il datait un peu parce que ce n’est plus Itélé mais Cnews. « C’est des fachos ! ». Il va voir un caissier dans les rayons et lui dit : « Il y a des fachos dans ton magasin », avant de revenir vers moi et de me dire : « Sale pute, nique ta mère » puis « on va tous vous tuer, on va tous vous brûler ».

Évidemment, cela a impressionné mes enfants car à 10 ans, ils n’ont pas le recul nécessaire pour comprendre. Les individus se sont alors dirigés vers la sortie. Tout le monde était un peu médusé, que ce soit la caissière, les clients… J’ai demandé à ma fille qui avait un portable d’appeler la police, parce qu’ils nous ont dit qu’ils allaient nous attendre dehors, donc on pensait qu’il serait compliqué de sortir sans la police. Finalement, ils se sont éloignés et on a pu partir sans la police. Je suis allée porter plainte ensuite, et les policiers ont pris cela très au sérieux. Ils ont été parfaits et grâce à la vidéo-surveillance, ils ont retrouvé l’agresseur. [...]

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Dora Moutot : « La théorie du genre est un grave recul pour les femmes »

En 2018, vous créez un compte Instagram, @tasjoui, qui explose en quelques heures. Pouvez-vous nous en dire plus ?

@tasjoui est le premier compte « sexo-féministe » en France. J’y aborde la sexualité féminine. Aujourd’hui, le sujet s’est largement répandu et paraît peu original, mais à l’époque, souligner le différentiel orgasmique entre les hommes et les femmes a beaucoup fait raisonner. Le compte est passé à 500 000 abonnés en quelques jours.

Selon vous, d’où provient cette disparité entre l’orgasme masculin et féminin ? Les hommes sont-ils égoïstes ?

Je pense que la faute incombe aux deux sexes. Les hommes sont égoïstes de ne se concentrer que sur leur propre plaisir durant les rapports, quand les femmes, elles, ne revendiquent pas explicitement un droit à la jouissance. Mais les femmes ont toujours été de grandes simulatrices, éduquées dans l’idée que leur plaisir viendrait exclusivement de celui de l’autre. La presse féminine nous a souvent entraînées à faire jouir un homme, beaucoup moins à l’exploration de notre propre potentiel. Les femmes sont également d’éternelles complexées, honteuses de leur anatomie et peu aidées par l’industrie du porno qui les pousse à se questionner sur la conformité de leur propre vulve. La disparité orgasmique entre les hommes et les femmes vient aussi de la conscience de soi : les femmes se regardent coucher avec un homme, comme extérieures à leur propre corps, quand les hommes sont dans l’action et omniprésents sensoriellement. [...]

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Le racisme caché de l’Arcom

Dans un communiqué publié le 19 juillet l’Arcom [Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique, anciennement CSA] révèle des chiffres très intéressants et très racistes. Au terme d’une grande et profonde enquête qu’elle a réalisée, divers résultats sont mis en avant : tout d’abord, on nous explique que les personnes perçues comme « non blanches » ont été moins représentées en 2021 à la télévision qu’en 2020 : environ 14% contre 16%. La politique inclusive n’a pas vraiment l’air de marcher en France : seulement 10% de personnes « non blanches » seraient présentes sur les chaînes d’information continue comme BFM ou même Cnews. Le premier problème est : faut-il recruter des gens à la télé parce qu’ils ont une ethnicité différente ou bien pour leurs qualités singulières ? La question est vite répondue. Le second problème est : sur quoi se fonde l’Arcom pour décider que ce ne serait pas assez ? On n’ose imaginer que cet organisme public disposerait de statistiques ethniques générales, interdites en France comme chacun sait, à quoi il pourrait comparer les prétendues personnes-perçues-comme-non-blanches vues à la télévision.

Lire aussi : Souveraineté économique : les sénateurs tirent la sonnette d’alarme

Mais ce n’est pas fini. L’Arcom s’étonne que 43 % des personnes ayant une « attitude à connotation négative » dans les programmes d’information soient vues comme « non blanches ». Il lui apparaît par ailleurs très bizarre que la télévision donne plus à voir les centres-villes historiques que les banlieues ou la France périphérique. Pour un membre du collège de l’Arcom : « C’est préoccupant de voir que, malgré la crise ou les questions de pouvoir d’achat, les chaînes n’arrivent pas à représenter ces catégories. Elles doivent s’inviter à l’écran, comme lors de la crise des “gilets jaunes” ». [...]

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Représentants américains transgenres à l’ambassade de France : vice de forme

Le plus étonnant, c’est que plus personne ne s’en étonne. Montrez cette photo à n’importe qui il y a dix ans, voir même cinq ans, en spécifiant bien qu’il s’agit de hauts fonctionnaires proches de la Maison Blanche. On vous aurait ri au nez. Aujourd’hui, en cet an de grâce 2022, cette photo prise au cours d’une réception à l’Élysée donnée pour les célébrations du 14 juillet suscite tout juste quelques quolibets sur Twitter. Attention : nous n’appelons pas à la haine ni à la moquerie. Même si tout compte fait, on devrait pouvoir moquer cette élite comme on le fait de toutes les élites, non ?

Que voit-on sur cette photo ? Deux hommes travestis en femme. Le premier se fait appeler Rachel Levine et vient d’être nommé amiral pour la division santé de l’armée américaine. Sous la traditionnelle vareuse, il porte une jupe bleue et des ballerines. Du plus bel effet, avec sa dégaine de sexagénaire maquillé à la truelle. Le deuxième, un certain Sam Briton qui aurait été récemment bombardé haut responsable à l’énergie atomique par Joe Biden, assume davantage ses origines queer : crâne rasé, talons aiguilles et robe échancrée. On se croirait dans un de ces univers de science-fiction où les élites sont dépeintes comme complètement dégénérées et changeant de sexe tous les deux jours pour se sentir exister – voir L’Incal de Jodorowsky ou Le Cycle de la Culture de Iain Banks.

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