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Prix littéraires de L’Incorrect : le palmarès

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© Benjamin de Diesbach pour L'Incorrect

Jeudi 2 décembre 2021 ont été décernés, dans le quatorzième arrondissement de Paris, Chez Colette, 6 prix littéraires, sous les hourrahs de la foule en liesse. C’est d’un élan commun que nous avons distingué :

Pour l’année 2021 :

Grand Prix : Ici commence le roman (Robert Laffont) de Jean Berthier, roman « magistral, drôle et mélancolique à la fois », selon les mots d’Olivier Maulin, qui a ajouté : « Jean Berthier est du côté des faibles, des fragiles, de ceux pour qui vivre n’est pas si facile, et son génie consiste à les aimer sans les plaindre. […] Ce très beau roman n’a pas eu l’écho qu’il méritait, ni la place qui lui revenait, une des toutes premières, mais qui ne nous a pas échappé, à nous, jury de l’Incorrect. »

Prix de L’Ivresse : Châteaux de sable (Robert Laffont) de Louis-Henri de la Rochefoucauld, « roman drôle, pudique, touchant, intelligent, pétillant comme une coupe de champagne, et qui grise tout autant, [dans lequel]  il met en scène le retour de Louis XVI, haute figure Larochefoucaldienne », a estimé notre honorable membre Olivier Maulin.

Prix Kamikaze : Ici-bas (Gallimard) de Pierre Guerci « une remarquable entrée en littérature dans la blanche mais par la merde. Un premier roman puissant et original, à la langue inimitable. » (Matthieu Falcone)

Lire aussi : La littérature contre la lettre

Pour l’année 2020 :

Grand prix : Le Bon sens (La Table ronde) de Michel Bernard, « magnifique roman sur une Jeanne d’Arc revenue en grâce auprès de Charles VII, le roi qu’elle fit sacrer – mais après qu’il l’a laissée aller au bûcher – mystère de la grâce. » (Matthieu Falcone)

Prix de l’Ivresse : Déchaîner la peinture (Actes Sud) de Yannick Haenel, « quelqu’un qui sait voir – et boire, peut-être. [Qui] entend que la peinture est un acte de foi et d’érotisme. [Qui a rencontré] Adrian Ghenie, peintre roumain qui vit à Berlin, sorte de post-Francis Bacon qui peint des dictateurs à la spatule. Le couple exorcise les gueules cassées, le sujet sacrifié, le ratage, l’urgence et la viande crue. » Stéphanie-Lucie Mathern

Prix kamikaze : La Grâce (Plon) de Thibault de Montaigu, livre dans lequel « il s’est révélé kamikaze au sens où il a touché au véritable tabou de l’époque : la Grâce, justement, bien plus que la fesse ou la race, ce qui échappe à la raison comme aux sens, cet incompréhensible éblouissement intime que rien ne peut expliquer de tangible et qui pourtant peut bouleverser une vie. » (Romaric Sangars)

Ayant déploré l’absence d’une partie de nos lauréats empêchés pour cause de travail, de maladie ou de voyage en Italie, nous n’en avons pas moins festoyé en leur honneur jusqu’à une heure fort avancée dans la nuit.

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