
Culture


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« Tes mains deviennent des poissons qui s’évitent de part et d’autre de ton corps… » Le mois dernier, j’évoquais la fonction cardinale de la poésie. Quelques jours plus tard, le 9 mai, à Strasbourg, on aurait cru que le président réélu me prenait au mot en offrant au Parlement européen une danse de l’Europe téléguidée par des vers aussi puérils que ceux de Prévert: « Tu découvres une planète. Ici, le végétal a pris le pouvoir, tes bras deviennent des lianes qui poussent et se développent autour de toi ». Les députés tentaient de dissimuler leur gêne en regardant dans le vide comme des usagers du métro devant un mendiant trop audacieux. Pendant ce temps, un bourdonnement néfaste croissait sur la toile. Cher Emmanuel, puisque tu me lis avec tant d’attention, sache que je n’entendais pas les choses sous cet angle.
Pourtant, l’idée n’était pas forcément absurde. L’usage de la danse en politique, c’est très français ; Louis le Grand, cet excellent danseur, l’illustra à merveille, comme une vision cosmique de l’exercice du pouvoir: bien gouverner, c’est créer l’harmonie. Et puis Angelin Preljocaj est un brillant chorégraphe, quant à Jeanne Added, à qui fut confiée la musique, si elle a ce côté provincial des Français fascinés par les Anglo-saxons au point d’intituler « Falling » un titre sans texte anglais comme si c’était logique quand on est née à Reims, elle demeure apte à pondre un truc correct. Si elle avait nommé son morceau « Chute », elle aurait du moins donné l’impression de calculer le désastre. [...]

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Quel est le sens du titre – « a hAon » ?
« a hAon » signifie « numéro Un ». Nous suivons la logique qui consiste à désigner les albums et les chaînes de télévision dans l’ordre : Neu ! 1 et Neu ! 2, RTE 1 et RTE 2, BBC 1 et BBC 2, Kraftwerk 1 et Kraftwerk 2 etc. « a Dó » c’est-à-dire « numéro deux » suivra plus tard.
Êtes-vous nostalgique ?
Le point de vue de Telefís part du moment actuel pour faire un détour par le prisme de notre enfance et de notre tentative d’alors de comprendre notre coin du monde. J’ai vécu en Angleterre pendant la Britpop, et c’était une période horriblement nostalgique. Cette tendance n’est donc pas une chose nouvelle. Telefís est une conversation entre Cathal et moi, transformée en chansons.[...]
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Allons droit au but : qu’est-ce que le cinéma ? Un art ou un divertissement et, dans le meilleur des cas : les deux. Le cinéma des Tarkovski, Malick ou Godard se range dans la catégorie de l’Art. Ils expérimentent, s’aventurent dans une quête de sens, inventent une grammaire, révèlent ce qui est caché par le truchement d’un artifice. C’est beau « comme la splendeur du vrai » chère à Platon, donc exigeant. L’expérience se révèle parfois douloureuse, mais pour une récompense sublime, et c’est tout l’enjeu d’une salle obscure. Dans ce lieu unique, on ne discutaille pas avec son voisin, on ne vérifie pas sur son smartphone les dernières saloperies d’Amber Heard dans le procès qui l’oppose à Johnny Depp et on ne peut pas mettre pause pour fumer sa clope.
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Bref, on raque (et cher en plus) pour être séquestré. Tout l’inverse de son écran de TV. Et il faut être sacrément maso pour rembobiner Stalker même un lendemain sans cuite. D’ailleurs, on ne le rembobine que rarement. Alors qu’un bon Die Hard, un Indiana Jones ou un Funès ne requièrent aucune condition spécifique. Le divertissement se consomme à toute heure et supporte facilement plusieurs visionnages puisque l’unique souvenir qu’il nous en reste est le plaisir du moment passé. Rares sont ceux qui parviennent à combiner les deux, les Il était une fois en Amérique qui nous claquent la tronche à chaque visionnage, Casablanca qui nous surprend encore à la onzième lecture, Quai des orfèvres qui nous accroche l’œil dès la première seconde ou ce Guépard qui nous hante encore longtemps après. Ils sont rares, trop peut-être, comme tout ce qui est précieux. [...]
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