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[Cinéma] Jurassic World, Le Monde d’après : daube préhistorique
C’est le dernier nous promettent-ils. Même si on sait que les promesses d’Hollywood n’engagent que ceux qui croient celles d’Emmanuel Macron, on va profiter de la Pentecôte pour prier très fort afin que ce soit vrai tant l’ultime opus de la résurrection des dinosaures se révèle aussi laid que stupide. Cela fait plusieurs années que les dinosaures se sont échappés de leur île, Isla Nublar, pour vivre ensemble avec les humains sur le continent. Du moins à ce qu’il paraît, puisqu’à aucun moment, le spectateur ne les voit. C’est con, croiser un T-rex sur l’autoroute ou faire du manège avec un vélociraptor eut été assez marrant à mettre en scène. Mais le réalisateur n’en a que faire de mettre en scène : dès l’ouverture, tout est d’une indigence crasse. Expédié avec un je-men-foutisme admirable d’assurance, Colin Trevorrow annonce le programme en cinq minutes : un bras d’honneur. On nous promettait « Le Monde d’après », mais rassurez-vous cher lecteur, vivre avec des dinosaures ne change rien à votre quotidien, c'est Disneyland à côté de Saint-Denis (...)
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[Cinéma] Variety : joyau retrouvé
Une journaliste dans la dèche devient caissière de cinéma porno et développe une obsession pour l’un des habitués, le mystérieux Louie. Venue du cinéma expérimental, Bette Gordon féminise le canevas de l’inconnu irrésistible en inversant les polarités, puisque c’est la femme qui enquête sur l’homme censément fatal. L’attraction finit par se volatiliser dans les avenues […]
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[Cinéma] Firestarter : navet braisé
Quel intérêt de faire un remake de Firestarter, le bestseller de Stephen King ? Le quatrième roman de l’écrivain américain en jetait peut-être aux débuts des années 80, notamment par ses accents complotistes, mais après la franchise X-Men et le récent (et d’ailleurs médiocre) Midnight special de Jeff Nichols, la nécessité ne saute pas aux yeux. Et elle ne s’impose certes pas après, tant le film de Keith Thomas ressemble à un fond de tiroir avec ses effets spéciaux plus proches du Z que de la série B. [...]
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Éditorial culture de juin : Nec pluribus impar

« Tes mains deviennent des poissons qui s’évitent de part et d’autre de ton corps… » Le mois dernier, j’évoquais la fonction cardinale de la poésie. Quelques jours plus tard, le 9 mai, à Strasbourg, on aurait cru que le président réélu me prenait au mot en offrant au Parlement européen une danse de l’Europe téléguidée par des vers aussi puérils que ceux de Prévert: « Tu découvres une planète. Ici, le végétal a pris le pouvoir, tes bras deviennent des lianes qui poussent et se développent autour de toi ». Les députés tentaient de dissimuler leur gêne en regardant dans le vide comme des usagers du métro devant un mendiant trop audacieux. Pendant ce temps, un bourdonnement néfaste croissait sur la toile. Cher Emmanuel, puisque tu me lis avec tant d’attention, sache que je n’entendais pas les choses sous cet angle.

Pourtant, l’idée n’était pas forcément absurde. L’usage de la danse en politique, c’est très français ; Louis le Grand, cet excellent danseur, l’illustra à merveille, comme une vision cosmique de l’exercice du pouvoir: bien gouverner, c’est créer l’harmonie. Et puis Angelin Preljocaj est un brillant chorégraphe, quant à Jeanne Added, à qui fut confiée la musique, si elle a ce côté provincial des Français fascinés par les Anglo-saxons au point d’intituler « Falling » un titre sans texte anglais comme si c’était logique quand on est née à Reims, elle demeure apte à pondre un truc correct. Si elle avait nommé son morceau « Chute », elle aurait du moins donné l’impression de calculer le désastre. [...]

[Cinéma] Don Juan : supplice chinois
Il y a un mystère Serge Bozon qui, livrant régulièrement des zigouigouis déficients en tout (sauf Madame Hyde à moitié réussi) parvient toujours à tourner et entraîner avec lui des stars mondiales ou quasi. Des abattements d’impôts spéciaux ? Dans Don Juan, Virginie Efira promène sa collection de perruques, et Tahar Rahim souffre beaucoup en acteur obsédé par la femme qui l’a quitté, parce qu’il en regardait une autre. Quand il se met à chanter, on accepterait presque de se faire cautériser les hémorroïdes en public sur son lieu de travail pour faire cesser le supplice. Tout le fan club de Bozon (Axelle Ropert, Pascale Bodet) est là pour que d’une absence cumulée de talents naisse un tout ça pour ça d’une bien meilleure eau : que ça pour rien. Chaque plan s’interroge sur son existence. Un imaginaire de puceau perturbé fait d’Alain Chamfort un Commandeur de piano-bar. Bozon est le tombeau de la Nouvelle Vague : la cinéphilie pointue ne crée plus de cinéastes, mais des poinçonn
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[Cinéma] Frère et sœur : enfants terribles
Quintessence à contretemps du cinéma d!Arnaud Desplechin, Frère et sœur bouillonne comme un chaudron familial où les névroses se mythifieraient dans les fétiches culturels (Kafka, Joyce, Cassavettes). Seul problème, son romanesque à la louche est servi avec les habituels effets d'ironie qui empêchent toute adhésion à l’histoire au point même d’en gâcher la réception comme par exemple la prise de son souvent déficiente contredisant l’exhibitionnisme hystérique des sentiments. La fluidité du montage permet d’occulter en partie l'inanité de tout ce tralala crypto-incestueux.[...]
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Telefis : Irlande rétrofuturiste

Quel est le sens du titre – « a hAon » ?

« a hAon » signifie « numéro Un ». Nous suivons la logique qui consiste à désigner les albums et les chaînes de télévision dans l’ordre : Neu ! 1 et Neu ! 2, RTE 1 et RTE 2, BBC 1 et BBC 2, Kraftwerk 1 et Kraftwerk 2 etc. « a Dó » c’est-à-dire « numéro deux » suivra plus tard.

Êtes-vous nostalgique ?

Le point de vue de Telefís part du moment actuel pour faire un détour par le prisme de notre enfance et de notre tentative d’alors de comprendre notre coin du monde. J’ai vécu en Angleterre pendant la Britpop, et c’était une période horriblement nostalgique. Cette tendance n’est donc pas une chose nouvelle. Telefís est une conversation entre Cathal et moi, transformée en chansons.[...]

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[Cinéma] Top Gun : Tom Cruise, l’art du divertissement

Allons droit au but : qu’est-ce que le cinéma ? Un art ou un divertissement et, dans le meilleur des cas : les deux. Le cinéma des Tarkovski, Malick ou Godard se range dans la catégorie de l’Art. Ils expérimentent, s’aventurent dans une quête de sens, inventent une grammaire, révèlent ce qui est caché par le truchement d’un artifice. C’est beau « comme la splendeur du vrai » chère à Platon, donc exigeant. L’expérience se révèle parfois douloureuse, mais pour une récompense sublime, et c’est tout l’enjeu d’une salle obscure. Dans ce lieu unique, on ne discutaille pas avec son voisin, on ne vérifie pas sur son smartphone les dernières saloperies d’Amber Heard dans le procès qui l’oppose à Johnny Depp et on ne peut pas mettre pause pour fumer sa clope.

Lire aussi : [Cinéma] Salo ou les 120 journées de Sodome : fable prophétique

Bref, on raque (et cher en plus) pour être séquestré. Tout l’inverse de son écran de TV. Et il faut être sacrément maso pour rembobiner Stalker même un lendemain sans cuite. D’ailleurs, on ne le rembobine que rarement. Alors qu’un bon Die Hard, un Indiana Jones ou un Funès ne requièrent aucune condition spécifique. Le divertissement se consomme à toute heure et supporte facilement plusieurs visionnages puisque l’unique souvenir qu’il nous en reste est le plaisir du moment passé. Rares sont ceux qui parviennent à combiner les deux, les Il était une fois en Amérique qui nous claquent la tronche à chaque visionnage, Casablanca qui nous surprend encore à la onzième lecture, Quai des orfèvres qui nous accroche l’œil dès la première seconde ou ce Guépard qui nous hante encore longtemps après. Ils sont rares, trop peut-être, comme tout ce qui est précieux. [...]

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