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Sélectron : nos films mafieux préférés

5  - La Nuit nous appartient (2007)

De James Gray, avec Joaquin Phoenix, Mark Wahlberg, Robert Duvall

New York, fin des années 80. Bobby est le jeune patron d'une boite de nuit branchée appartenant aux Russes. Avec l'explosion du trafic de drogue, la mafia russe étend son influence sur le monde de la nuit. Pour continuer son ascension, Bobby doit dissimuler ces liens auprès de sa famille : seule sa petite amie, Amada est au courant ; son frère, Joseph, et son père, Burt, sont des membres éminents de la police new-yorkaise...


https://www.youtube.com/watch?v=MiA49CR2r_A

Oui le scénario n’offre guère de surprise et oui James Gray ne radine pas sur l’emphase. Et alors ? Rien ne nous oblige à être objectif et que celui qui n’a pas de chouchou se dénonce immédiatement au risque de se voir offrir un abonnement à Limite. Oui La Nuit nous appartient souffre d’imperfections. Mais quel souffle, quelles émotions et quelle efficacité ! Gray connait ses classiques, pioche allégrement chez Shakespeare, Kurosawa et Friedkin, transcende le polar pour l’amener chez les Grecs, offre des scènes d’anthologies et ouvre son film avec Joaquin Phoenix chaloupant sur Blondie pour se diriger vers Eva Mendes en train de se chatouiller l’entrejambe. Au diable les pisses-froid.



4 - Les Affranchis (1990)

De Martin Scorsese, avec Ray Liotta, Robert De Niro, Joe Pesci

Depuis sa plus tendre enfance, Henry Hill, né d'un père irlandais et d'une mère sicilienne, veut devenir gangster et appartenir à la mafia. Adolescent dans les années cinquante, il commence par travailler pour le compte de Paul Cicero et voue une grande admiration à Jimmy Conway, qui a fait du détournement de camions sa grande spécialité. Lucide et ambitieux, le jeune homme va grimper peu à peu les échelons… [...]

Martine Bligny, désir d’éternité

Martine Bligny peint exclusivement des visages, figures lointaines et familières, comme celles « des aimés que la Vie exila », dirait Verlaine. Et effectivement, le peintre avoue d'emblée vouloir témoigner des présences, des êtres chers, des disparus. Dans ce face-à-face, on se reconnaît où l'où goûte au vertige, on surprend une partie de nous-même, on devine ce qui doit nous survivre, on découvre ce qui nous manque. 

La source de cette peinture ? L'Italie, puisque c'est en contemplant les fresques du XVe siècle que Martine Bligny a su comment peindre des corps ou des visages, loin d'un réalisme brut, dépendait d'un éclairage apte à faire vibrer la chair. « Je sentais que ces visages portaient toute leur vie en eux, ainsi qu'une part d'une époque et d'une civilisation », explique-t-elle. 

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Vacances romaines : notre critique

Princesse soumise à un étouffant protocole, Ann n'a pas une minute de liberté. En déplacement à Rome, elle fait la rencontre du journaliste Joe Bradley qui la reçoit chez lui sans connaître son statut. Sous le charme du jeune homme, Ann profite enfin d'un moment d'évasion avant que sa condition ne la rattrape. Premier grand rôle d'Audrey Hepburn (Oscar de la meilleure actrice), première incursion de William Wyler (Ben-Hur) dans la comédie et premier film hollywoodien entièrement tourné à l'étranger (dans les fameux Studios Cinecitta et dans Rome), ces Vacances Romaines se dégustent comme un pur divertissement de haute tenue. 

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Albert Uderzo, la gloire difficile

Uderzo, dessinateur surdoué, n'est pas un créateur complet, comme Hergé, Chris Ware, Hugo Pratt, Greg ou Mandryka. Ou plutôt, une fois rencontrés Charlier et Goscinny, scénaristes eux aussi surdoués, il leur a abandonné l'histoire et les dialogues. Partage des tâches ingrat, du moins en France, nation intelligente : le dessinateur, quel que soit son talent, ne ferait qu'illustrer une situation et des personnages, il serait dépourvu de la part véritablement créatrice, l'invention. Les quelques indigents albums d'Astérix où Uderzo s'est risqué à signer seul le scénario tendraient, hélas, à confirmer ce jugement. 

D’une part, c’est oublier que le dessinateur incarne l’idée. Tanguy et Laverdure dessinés par Jijé ne sont pas les mêmes personnages que ceux dessinés par Uderzo, pas plus que le Spirou de Franquin, sur un scénario de Greg, n'est celui de Fournier ; d'autre part, l'exposition en cours au Musée Maillol révèle les débuts d'Uderzo, encore adolescent, inventant des personnages comme « Zidore, l'homme macaque » ou Clopinard, un étonnant ancien grognard de Napoléon, gnome à la jambe de bois truquée, écrivant des scénarios et, homme-orchestre, exécutant l'intégralité des planches, dessin, encrage et lettrage, avec une science très sûre des effets narratifs. Un dessinateur de talent exécute un scénario comme un musicien exécute une partition ou un peintre s'empare du sujet donné par le commanditaire.

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Avec Uderzo, Charlier et Goscinny ont trouvé moins un exécutant qu’un co-créateur, déversant avec une folle prodigalité les trésors de son habileté dans la moindre case de l'histoire en cours, comme celle de l'aviateur Guillaumet publiée dans Pistolin : la planche originale, en grand format, laisse voir ce que la réduction au format du magazine et la mise en couleurs, atroce, avaient recouvert : le talent d'un graveur romantique rendant avec minutie et clarté le grand mouvement du vent et de la neige. [...]

Les Sorcières de l’Orient : notre critique

Un documentaire sportif portant sur une équipe féminine de volley-ball qui a défrayé la chronique dans le Japon des années 60 ? Sur le papier, on était plutôt mitigé, et pourtant le cinéaste Julien Faraut parvient à rendre le sujet passionnant. Spécialiste du sport à l’écran, Faraut transcende la forme documentaire en mêlant images d’archives, interviews récentes et dessins animés d’époque, sur une musique puissamment synthwave. Le résultat c’est un témoignage bouleversant et composite, un collage d’émotions et de procédés qui témoigne d’une vraie ambition de cinéma.

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La loi de Téhéran : notre critique
Lauréat du Grand Prix du dernier festival du film policier de Reims, La Loi de Téhéran offre une plongée saisissante dans un Iran rongé par la drogue et où la sanction pour possession de schnouf est la même que l'on ait 30 g ou 50 kg sur soi : juste la peine de mort. Dans ces conditions, les narcotrafiquants n'ont aucun scrupule à jouer gros et la vente de crack a explosé. Bilan : 6,5 millions de personnes ont plongé. [...]
La Brigade des 800 : notre critique

Blockbuster de tous les records, La Brigade des 800 s’est imposé dans les salles chinoises en pleine crise sanitaire. Un véritable film-monstre qui prouve si besoin était toute la vitalité du cinéma populaire de l’Empire du Milieu. On pouvait craindre le film de commande patriote et larmoyant, et si le métrage de Giang Hu n’oublie pas, effectivement, de susciter des émotions héroïques, c’est toujours avec intelligence et un sens de la mise en scène qui laisse pantois.

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Kaamelott : Astier rate son retour

Douze ans, c’est long, surtout à la fin. Après des bisbilles de droits d’auteur, Alexandre Astier, l’homme-orchestre de la série Kaamelott, annonce en 2015 le projet du retour du roi Arthur et de ses sbires, cette fois sur grand écran, six ans après la fin du dernier épisode. Le Lyonnais est ambitieux, il voit les choses en grand : alors qu’une saison coûtait deux millions d’euros, on lui accorde un budget de quatorze millions pour son premier volet. Eh oui, Astier vise une saga en trois parties. Tant mieux, on raille suffisamment le cinoche français et ses films en pot de chambre pour ne pas se réjouir enfin du retour du grand spectacle made in France sur nos écrans. La dernière réussite, c’était Astérix, Mission Cléopatre (2001) ; à cette époque Jospin se voyait à l’Elysée et les wokes n’étaient encore que des grandes poêles à chinoiserie.

Alors que les trois cors raisonnent sur un fond noir, les sourires se dessinent sur chaque visage. Et ils sont nombreux. Plus de soixante mille préventes – un record – et des avant-premières qui atteignent deux-cent mille entrées, le QR code n’est plus un sujet. Le film débute dix ans après la disparation du roi Arthur. Le tyrannique Lancelot du Lac et ses mercenaires saxons font régner la terreur sur le royaume de Logres. Les ex-chevaliers de la Table ronde traqués feignent de jouer les résistants et la tête de l’ex-roi est mise à prix.

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Astier ouvre son film sur Guillaume Gallienne. Bon choix : l’exfiltré de la Comédie-Française est grand, il sait tout faire. Le voici ....

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