




« Arménien, Arménie, Patrie et Dieu ! » C’est avec ce slogan qui marie la nation à la religion que Bagrat Galstanyan, l’archevêque du diocèse de Tavouch, a entamé le 4 mai une marche depuis sa province en direction de la capitale. Son but est de protester contre la énième abdication du Premier ministre Nikol Pachinyan face au régime criminel d’Ilham Aliyev, en l’occurrence, la cession de quatre villages arméniens frontaliers.
Le mouvement contestataire baptisé « Tavouch au nom de la patrie » est arrivé le 9 mai – jour de la commémoration de la victoire de 1945 contre l’Allemagne nazie – à Érévan où s’est tenue une manifestation qui a réuni plus de 50 000 personnes. Depuis, ce courant pacifique qui réclame prioritairement la démission de Pachinyan prend de l’ampleur. Pris de panique, celui-ci a jeté le masque du démocrate pour montrer son vrai visage, celui d’un dictateur dont la police a déjà violemment appréhendé plusieurs centaines de manifestants.…

Depuis l’arrivée au pouvoir en 2010 de Viktor Orbán, le centre géopolitique de l’Europe centrale s’est déplacé à Budapest, et la Hongrie est en permanence au centre de l’attention des observateurs politiques continentaux (et au-delà).
Le concept d’« illibéralisme », ou ?une manière plus générale la recomposition idéologique entre les mondialistes et les patriotes, est donc mis en œuvre depuis 2010 entre la Tisza et le Danube. Histoire et géographie aidant, le concept fait tache d’huile dans la région et principalement en Slovaquie voisine. Ce pays, également membre de l’Union européenne depuis 2004, est désormais arrivé à la phase finale de sa recomposition politique et ceci après un certain nombre ?évolutions sociétales et électorales.
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Dès 2012, certains commençaient à nommer le Premier ministre (récemment revenu au pouvoir) Robert Fico comme un « Orbán de gauche ».…

Les trois dernières années auront vu des bouleversements dans la géopolitique sahélienne. D’abord, avec trois coups d’État au Mali, Burkina Faso et Niger, en lien avec un rejet de la présence française et encouragés par une subversion russe que notre pays n’a pas su anticiper. S’en est suivi l’annonce, le 28 janvier 2024, d’une sortie de ces trois pays de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), qui avait condamné les trois putschs et pris des sanctions en réaction. En substitution, ces trois pays ont créé l’Alliance des États du Sahel (AES), nouvelle organisation sous-régionale. Ils ont également décidé de quitter le G5 Sahel, destiné à lutter contre le djihadisme et tenu à bout de bras par la France, ce qui a fait éclater cette organisation.
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Alors que le Sénégal voisin, que l’on croyait stable, est aussi en crise institutionnelle violente, que les rebellions touareg refont surface au Mali, que l’État islamique continue à gagner du terrain, que la solidarité régionale est en déliquescence, on peut se poser la question de la durabilité de cette nouvelle alliance, issue d’une solidarité révolutionnaire de circonstance.…

La France est-elle visée en particulier par la Russie de Vladimir Poutine ?
Pour Poutine, l’ennemi principal reste les États-Unis. En Europe, la France est une cible de choix du fait de sa place au Conseil de sécurité de l’ONU et de son poids géopolitique et militaire, surtout en Afrique. On vient de le voir suite aux vœux d’Emmanuel Macron aux armées, lors desquelles il a annoncé qu’il livrerait davantage de missiles SCALP aux Ukrainiens. Cette déclaration a donné lieu à une réaction immédiate du Kremlin, avec notamment la diffusion d’une rumeur concernant la mort de mercenaires français dans des bombardements russes en Ukraine.
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La France est-elle le ventre mou de l’Europe par où l’influence russe pourrait s’introduire ?
Sur le plan économique, l’Allemagne est évidemment la plus vulnérable. Cela dit, en ce qui concerne la culture, la France connaît depuis longtemps des élans russophiles.…

Rodrigo Ballester est directeur du centre d’études européennes du Mathias Corvinus Collegium à Budapest, ancien fonctionnaire européen et membre de cabinet à la Commission européenne.
Ce n’est même plus un secret de polichinelle : en filtrant sans le démentir un document interne dans le Financial Times dans lequel il menaçait de « couler » l’économie hongroise si Budapest s’opposait à l’aide financière à l’Ukraine, Bruxelles a fait son coming out et a admis suffisamment haut ce que beaucoup pensent tout bas : ses cris d’orfraie sur l’État de droit et la protection du budget européen ne sont qu’un mauvais prétexte pour se livrer à un chantage politique contre les gouvernements récalcitrants.
Ou plutôt, contre le seul pays qui reste désormais dans son collimateur, la Hongrie. Car depuis qu’une coalition aussi hétéroclite que pro-européenne dirige la Pologne, il semble que les problèmes « systémiques » d’État de droit y aient miraculeusement disparu et que rien n’empêche désormais les 137 milliards confisqués jusqu’à présent de couler en direction de Varsovie.…
L’Incorrect
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