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« La liberté de culte demeure une liberté fondamentale de la République »

Comment est née cette initiative parisiano-toulousaine ? 

Catholiques convaincus, Geneviève (la deuxième co-initiatrice) et moi-même avons été alarmés par la décision du Président d’interdire les messes pendant ce deuxième confinement. Nous ne pouvions pas rester sans rien faire, et avec plusieurs autres jeunes, nous avons décidé de lancer cette pétition en ligne. Nous ne voulions pas revivre un confinement comme en mars-avril, à suivre la messe par internet. Nous sommes convaincus que la religion catholique a besoin d'incarnation, quel les fidèles se retrouvent et participent physiquement à la messe. Nous ne voulons pas passer la messe de Noël sur notre canapé, comme ce fut le cas pour la messe de Pâques. 

Depuis que les messes publiques ont repris, fin mai, un protocole sanitaire très strict est respecté dans toutes les églises de France (port du masque, distanciation sociale, distribution de gel hydroalcoolique...). Nous, catholiques, avons montré que nous étions responsables. Désormais, le gouvernement doit pouvoir protéger la liberté de culte. Nous comprenons l'urgence de la crise sanitaire, mais nous demandons une proportionnalité dans les mesures prises. Nous pointons du doigt l'incohérence du gouvernement : à partir de lundi, des classes de 30 élèves vont se réunir dans des salles plutôt petites, mais le rassemblement de catholiques dans une église ne serait pas possible ? [...]

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Phénoménologie de la faute et du masque

Nos gueules sont masquées depuis longtemps. Strip-tease inversé. La nouvelle faute de goût, c’est le masque. Érotisme lugubre et démodé du vêtement qui bâille. Pourtant, l’affranchissement de la faute a été le grand rêve de 68. Sans entraves. Aujourd’hui, nous payons. Le mal est cet accident qui dure. Post-Éden. Quand nous devions choisir entre obéissance et transgression. L’exil et l’échine courbée sont notre mode d’être au monde, celui du bannissement du paradis, par extension de tous les paradis. L’exil est notre syndrome, celui de l’impossibilité de conserver ce que l’on a. L’espoir est l’expression de cette insatisfaction.

Nous nous sentons tous coupables. Rue des repentis. Spinoza disait que le repentir était une seconde faute. C’est plutôt une arme de putsch. [...]

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Pourquoi, lundi 2 novembre, je ne ferai pas de minute de silence
Face à la terreur islamiste, il s’agit non pas de faire silence mais de parler et d’agir. En effet, ce silence n’est-il pas équivoque ? S’agit-il de valider la tendance officielle à identifier la République française à la liberté d’expression et d’identifier la liberté d’expression à des caricatures ? Samuel Paty a été victime d’un crime abject […]
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Mgr Ginoux : « Nous vaincrons non pas par les valeurs de la République ou par un quelconque confinement, mais nous vaincrons parce que le Christ l’assure »

Quel regard portez-vous sur ce nouvel attentat qui a frappé la France et l'Église catholique ?

D’abord, une grande tristesse pour ces gens qui ont perdu la vie, pour leurs entourages, pour l‘atrocité avec laquelle ça s’est passé. Et en même temps, cela ne m’étonne pas puisque nous avons subi d’autres attentats semblables, notamment Samuel Paty le professeur de Conflans-Sainte-Honorine. Nous avons eu dans l’Église le Père Hamel de Saint-Étienne-du-Rouvray. C’était un terrible moment : ce saint homme a donné sa vie pour le seigneur et même pour ses bourreaux. Tout cela montre dans quel climat nous vivons. Je crois que depuis les attentats de Mohamed Merah à Montauban, il y a eu 267 morts dues à l’islamisme. C’est un scandale total et nous devons reconnaître que les lois ne sont pas appliquées, que des gens font le mal au nom d’une idéologie qui est aussi une religion. La société française et l'Église catholique en sont les premières victimes.

La décapitation de Samuel Paty avait été perçue comme une attaque portée aux valeurs de la République française. Peut-on dire cette fois que le terroriste s’en est pris à la France en tant que civilisation ?

Déjà, c’était une atteinte à la civilisation. Toutes ces morts horribles sont une atteinte à la civilisation française, et pour un islamiste véritable, une atteinte au chrétien. Il ne faut pas oublier que le Coran a des paroles très dures sur les chrétiens : nous sommes quand même assimilés comme infidèles à des chiens de chrétiens. D’une certaine manière, c’est le christianisme qui est combattu par ces fanatiques, ce qui est paradoxal car nous vivons dans une société qui ne se veut plus chrétienne. [...]

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Nice : le Pape nous a envoyés comme des brebis au milieu des loups

Oh, nul ne songe à remettre en cause la mystique qui anime le pape, dont la volonté de protéger les plus faibles est dans son origine juste et admirable. Mais après tout, quand les évêques espagnols bénissaient la guerre contre le communisme, avaient-ils moins d’honneur et moins de souci du plus faible ? Ce n’est donc pas tant le sentiment de fond qui est condamnable que l’aveuglement imbécile devant les circonstances, dont les conséquences, vues de France, deviennent impardonnables. Ce pape et ses sbires n’ont rien compris au temps, à l’époque, et ils sont déjà comptables d’assassinats exercés par leur pusillanimité.

Le pape François, quand il allait parader sous les caméras à Lampedusa, arrachant au monde des larmes devant le sort des noyés de Méditerranée, savait-il que son geste armait la main du grand guerrier d’Allah qui décapiterait une de ses ouailles, dévote de 60 ans sans défense que son chapelet, près du bénitier de la basilique de Nice ? Certes non. Mais il aurait dû le savoir, parce qu’on le lui avait dit ; mais il aurait dû le prévoir, parce qu’il est le bon berger. Et si Jésus nous avait prévenus : « Je vous envoie comme des brebis au milieu des loups », c’est ainsi qu’il poursuivait : « Le bon berger donne sa vie pour ses brebis ». Et, à moins, que le pape ait mal lu, il ne s’agit pas de donner la vie de ses brebis, mais la sienne. Et c’est pourtant ce qu’il a fait. [...]

La Grande bouffe : Mastroquet et bistrouille

On y trouvait aussi de la bistrouille, un mauvais alcool de tord-boyaux dont le film Un Singe en hiver donne un aperçu corsé. Les mots se mêlant au gré de l’alcool et des disputes ils ont donné naissance au bistroquet et au bistrot, voire au simple troquet. On y vient pour boire, pour parler, pour vivre. Curiosité des mots : la brasserie désigne désormais un lieu où l’on se restaure même s’il n’y a pas une goutte de bière brassée. Et dans les vraies brasseries, où l’on fait de la bière, brasseries artisanales et de poche qui pullulent depuis quelques années, on ne sert pas les plats.

Lire aussi : La Grande bouffe : Chartreuse, buvez la légende

La brasserie est à la France ce que la pizzeria est à l’Italie. Mais nos cousins italiens ont réussi à exporter le concept de pizzeria, que l’on retrouve dans toutes les grandes villes du monde, alors que seule la cuisine française de luxe s’exporte à l’étranger. C’est bien pour les restaurants étoilés, mais il est dommage que la cuisine quotidienne et journalière n’ait pas de fenêtre à l’étranger quand il est si facile de déjeuner dans un restaurant chinois, japonais, italien ou indien. [...]

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Le catho-communisme du pape François

Il y aurait beaucoup à dire sur cette encyclique-fleuve qui décline les thèmes et théorèmes de la fraternité selon François. Le style d’abord. Disons-le tout de suite, c’est de la théologie « basse-intensité », « si peu tournée vers le Ciel qu’on peine parfois à la distinguer de la simple sociologie », comme le dit Laurent Dandrieu dans Valeurs actuelles. Le style, presque parlé, est celui d’un curé-monde, fidèle en cela au style adopté dès son élection, et l’on n’en finit pas de considérer la chute théologique vertigineuse des textes pontificaux à laquelle on a assisté depuis l’avènement de François. Sur un thème aussi crucial, la fraternité sociale, traduisez la politique – on aurait attendu une parole forte, verticale, lumineuse, transcendante. La déception est à la mesure de l’enjeu, raté.

S’appropriant indûment le « poverello » d’Assise et la fraternité franciscaine, le pape joue sur les mots, sur les concepts, et parachève la révolution théologique bergoglienne. Marcello Veneziani, journaliste et écrivain italien, l’explique ainsi : « C’est le reflet divin que François d’Assise, mystique et amoureux de Dieu, aime dans l’homme et dans tout ce qui est créé, sa fraternité est une fraternité dans le Père. Bergoglio au contraire parcourt un chemin inverse, parti du Christ, il arrive à la religion de l’humanité. Bergoglio supprime la figure du Père, convertit entièrement à l’histoire et à l’humanité la figure du Fils et dédie l’Église à la fraternité universelle. (…) L’expérience de la vie mais aussi de l’histoire démontre que toute fraternité privée de Père dégénère en fratricide ». La fraternité du pape François est celle de la triade révolutionnaire Liberté-Égalité-Fraternité, anti-catholique s’il en fut, et dont il se réclame explicitement. [...]

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Benoît XVI, l’incompris

« Il faudrait en finir avec la mauvaise foi, le parti pris et, pour tout dire, la désinformation dès qu’on parle de Benoît XVI ». Le fait que même Bernard-Henri Lévy, dans une tribune publiée en janvier 2010 dans le Corriere della Sera, se soit indigné de la partialité dont le pape émérite fait l’objet signale l’ampleur du déséquilibre. Il était temps que le blason injustement terni de Benoît XVI soit redoré. Dans un livre-fleuve (1 100 pages !), paru en mai 2020 et non traduit en France, c’est la tâche à laquelle s’attelle Peter Seewald, ancien rédacteur en chef du Spiegel, qui connaît particulièrement bien le pape émérite auquel il a consacré plusieurs livres depuis 1996.

Mozart de la théologie

Joseph Ratzinger naît en 1927 à Marktl-am-Inn, dans une Bavière profondément catholique. Le père, également prénommé Joseph, voit sa carrière de gendarme freinée par son antinazisme résolu. Le jeune garçon, comme toute sa classe d’âge, est enrôlé de force dans les Jeunesses hitlériennes, mobilisé pendant la guerre, et fait en 1945 un bref séjour dans un camp de prisonniers allié. Cette expérience du totalitarisme lui inspire une aversion profonde pour toute forme d’oppression politique et de violence, et un goût prononcé pour le dialogue qui marque son œuvre d’universitaire et de prélat. La guerre lui permet aussi de mûrir la décision de rentrer dans les ordres. Il est ordonné prêtre en 1951, en même temps que son frère aîné Georg. [...]

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