Skip to content
Faut-il rapatrier les enfants de djihadistes ?

« Mon fils grandira un jour et deviendra djihadiste » lance une des femmes du camp de prisonniers Syrien à un journaliste de l’AFP, en février 2019. Depuis maintenant trois ans, avec la chute de l’État islamique, la polémique autour du rapatriement par la France des enfants de djihadistes, prisonniers en Syrie, oppose les adeptes de sécurité aux associations humanitaires.

Dans les camps syriens, l’endoctrinement

Plusieurs journalistes ont réalisé des reportages au cœur des camps de prisonniers où la situation parait véritablement complexe. L’endoctrinement règne parmi les milliers de femmes et d’enfants entassés dans les camps de Roj et d’Al-Hol en Syrie. Prisonniers de guerre, ils sont les membres des familles de combattants jihadistes capturés ou tués lors de la chute du Califat autoproclamé. Ils vivent désormais dans des camps aux qualités de vie très difficiles. Surtout, une partie des femmes, radicalisées, veillent au grain et cherchent à endoctriner leurs co-détenues ayant tourné le dos à l’islamisme radical. Pour fumer, celles-ci doivent par exemple se cacher.

Les gouvernements sont pourtant plus dubitatifs sur la politique à adopter à l’égard de ces jeunes, potentiels « bombes à retardement » comme l’indiquait le procureur de la République de Paris François Molins

Plusieurs pays ont dépêché des missions consulaires dans les camps afin de déterminer combien d’enfants de djihadistes s’y trouvent toujours sous le contrôle de l’administration semi-autonome kurde. Il semblerait que la France y compte à ce jour deux cents enfants ressortissants, accompagnés de quelque quatre-vingts femmes. [...]

La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Vive le patriarcat
L’affaiblissement du patriarcat produit, sur le plan civilisationnel, une crise majeure. Les sociologues ont démontré depuis longtemps l’importance des structures familiales dans l’organisation des mécanismes culturels. En Occident, cette structure familiale est traditionnellement monogamique, exogamique et hétérosexuelle. Elle repose sur l’autorité du père. La remise en cause actuelle de ces fondamentaux n’est pas sans conséquence. L’ordre social symbolique, porté par la figure paternelle, se trouve de plus en plus affaibli et de moins en moins transmis. Les valeurs attachées à cet ordre social s’effacent, plongeant l’ensemble de la société dans une forme de crise existentielle. Profitant du vide ainsi créé, la régression et l’ensauvagement peuvent émerger et s’imposer. Le philosophe José Ortega y Gasset avait ainsi prophétisé, dans son ouvrage La révolte des masses, le risque de voir surgir en Europe un nouveau « temps des barbares » prenant la forme, non pas d’une invasion venue de l’extérieur, mais du surgissement au fond de chacun d’entre nous de pulsions primaires libérées de la tutelle civilisatrice que nos structures traditionnelles en déclin étaient parvenues à imposer jusque-là. [...]
La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Rodéo urbain : Lola Quivoron à contre sens

Différents médias ont fait leur valise pour le festival de Cannes pour découvrir le lot de « perles rares » que réserve la cuvée cinématographique de 2022. Ils estiment en avoir trouvé une : Rodéo, le premier long-métrage d’une jeune réalisatrice Lola Quivoron qui célèbre le rodéo urbain. C’est la première fois que la jeune femme présente un film au festival de Cannes et il semble qu’elle ait des choses à dire.

Une réalisatrice au profil très progressiste

Lola Quivoron est née d’une mère plasticienne et d’un père ingénieur aéronautique. Elle déclare que pendant son enfance, c’est sa mère qui l’a poussée à l’indifférenciation : « Ma mère a toujours cultivé cet endroit d'indéfinition, en refusant par exemple que je fasse de la danse classique et en m'habillant avec des vêtements unisexes ». Elle ajoute que « par exemple en CM2, le leader de la classe m'a fait comprendre que je n'avais pas ma place dans le groupe des filles ni dans celui des garçons pour une partie de chat-bisou. J'ai compris qu'il y avait une forme de précarité à n'être ni l'un ni l'autre. ». Un traumatisme. Pour autant, elle ne change pas de position et se définit comme « neutre, ni femme ni homme ».

Lire aussi : Cannes : le festival des navets progressistes ?

Autre figure de son enfance, sa grand-mère maternelle mariée à un homme respecté de la « mafia nantaise ». Fascinée, la jeune femme raconte comment elle dirigeait des cabarets érotiques et des discothèques. Elle photographiait même les cicatrices que sa grand-mère s’était faite pendant un grave accident de voiture. Surprenant sachant que la réalisatrice présente aujourd’hui à Cannes une ode au rodéo urbain. [...]

La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Danses macabres dans les cimetières de France
Lundi 22 mai, vers midi : une dizaine de personnes se dandinent de manière grotesque dans les allées du cimetière du Père-Lachaise (Paris, 20è), au son d’une musique de supermarché bas de gamme. Cette scène ridicule n’est pas d’initiative privée mais un évènement national sponsorisé par la mairie de Paris dans le cadre de la septième édition du Printemps des cimetières. La chorégraphie est nommée « une infinie solitude ». Ce serait « une performance par un danseur solo et une bande son enregistrée autour de la stèle de la Dame blanche par l’Atelier Saint Martin » nous explique-t-on. Pour une performance, c’en est une ! [...]
La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Une semaine comme les autres en France : armes blanches

Les violences à l’arme blanche ne semblent pas s’arrêter, avec des moyens toujours plus variés ; couteaux, katanas et même sabres. Un petit retour sur quelques faits qui ont frappé les quatre coins de la France cette dernière semaine.

Le soir du vendredi 13 mai, la ville de Montpellier est touchée par une attaque au couteau. Un jeune de 20 ans s’en prend à un cycliste en le blessant au visage et au dos. « J’étais sidéré. Je ne comprends toujours pas ce qui lui est passé par la tête » dit la victime. Mais elle n’était pas seule. Son ami, qui était à côté, a témoigné « Après avoir assené le coup de couteau à mon ami, l’individu s’est retourné vers moi et a voulu me chercher des embrouilles. Je lui ai dit qu’on n’était pas là pour se battre et j’ai dit à mon pote qu’il fallait qu’on se barre de là au plus vite ». Ils ont pu partir sans plus de dégâts et éviteront sûrement de prendre le vélo pendant au moins un temps. [...]

La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Sud Éducation 93 : une histoire à tiroir

Il y a quelques mois, la rédaction avait été contactée par une directrice d’école tenant à rester anonyme. Elle nous avait narré les dérives d’un syndicat jugé tout-puissant en banlieue parisienne, Sud Éducation 93. Nous remontions le fil de cette histoire, découvrant que plusieurs enseignants et directeurs avaient fini par démissionner, las des menaces et d’une ambiance de travail conflictuelle. Notre article avait même eu des conséquences très directes, provoquant un conflit ouvert entre les syndicats et le rectorat de l’académie du département de Seine-Saint-Denis dont le média d’extrême gauche Médiapart s’était ému, son équipe ayant pris la défense des enseignants soupçonnés d’être à la source des vagues de départ, de harcèlement moral et de manquements réguliers au programme.

Lire aussi : Enquête : insultes, menaces, harcèlement à Sud Éducation 93

L’affaire a même pris des proportions que nous ne pouvions pas soupçonner d’avance. Après qu’il a été décidé de la mutation de six des enseignants suspectés d’avoir participé à la « dégradation du climat » dans l’établissement, une tribune dénonçant la « répression des équipes éducatives » a été diffusée.…

EELV et le burkini : contradictions, erreurs et mensonges

Les débats autour du port du burkini rendent très manifestes les dissensions au sein d’EELV. En août 2016, Cécile Duflot souhaitait que l’on abandonne la polémique sur le burkini : « Franchement, c’est exactement ça que je refuse. Je refuse que le débat politique soit pollué, pollué, je dis bien pollué par un sujet ultra marginal ». Et d’expliquer ensuite : « Il faut arrêter, je dis bien arrêter en permanence de taper sur la tête des musulmans de ce pays ». Selon elle, il y a un problème religieux que l’État devrait clore : « Qu’on nous foute la paix, globalement, un peu, avec la religion. Qu’on respecte la foi des uns et des autres ».

Ce positionnement ne semble pas être partagé par Yannick Jadot qui assure que « le burkini n’a rien à faire dans une piscine ». Il a, en affirmant cela, « braqué contre lui plusieurs cadres et militants de son propre parti, Europe Ecologie-les Verts (EELV) », selon L’Obs en septembre 2020. Yannick Jadot précise à ce propos que : « L’enjeu, c’est le vivre-ensemble ». Selon lui, la laïcité exige l’abandon de signes tels que le burkini. Jadot poursuit : « Mon seul sujet, ma seule ambition, c’est qu’on ait un projet partagé dans notre pays, qu’on ait la liberté de se choisir un dieu. Les groupes religieux qui veulent s’emparer de la politique, je les combats partout ».Jadot souhaite ainsi préciser ses positions : la question n’est pas le burkini en tant que vêtement, mais en tant que signe religieux à caractère politique.

Des propos qui ont déplu à la féministe Caroline de Haas qui a demandé, hors d’elle : « Le mec a vraiment ressorti le burkini ? » Elle demande aux militants d’EELV de « le sortir ». Pour Éric Piolle, maire de Grenoble, le burkini est un « progrès social ». Il n’y voit donc pas d’inconvénient comme le fait que les femmes puissent « se baigner les seins nus » car, dit-il, de toute façon « le burkini n’est rien d’autre qu’un bout de tissu ». Mais peut-être la civilisation est-elle née d’un bout de tissu. [...]

La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Biocarburants : une fausse bonne idée ?

Fabriqués à partir de matières organiques, ils représentent actuellement 8,4 % de la production d’énergies renouvelables en France. Les biocarburants se divisent en deux grandes catégories: le biodiesel (produit à partir d’huiles issues de matière première d’origine végétale, animale ou de déchets) et la bioessence (dont l’éthanol, fabriqué à partir de betteraves à sucre, de céréales ou de marc de raisins), qui représentent respectivement 81 % et 19 % de la consommation de biocarburants en France. Cette consommation a été multipliée par cinq entre 2005 et 2016 grâce à une politique de soutien très actif de l’État. En ce qui concerne l’utilisation, ils doivent être mélangés à des carburants d’origine fossile : ainsi en 2019, 7,9 % de l’énergie contenue dans l’essence était d’origine renouvelable, contre 7,3 % dans le gazole.

Sur le papier, leurs avantages seraient nombreux. Ils permettraient de réduire les émissions en CO2 résultant de la combustion – celles-ci étant compensées par le CO2 absorbé par les plantes durant leur croissance –, de réduire les coûts du carburant (le superéthanol-E85 coûte actuellement 0,90 € le litre environ) et de retrouver pour partie notre souveraineté énergétique. [...]

La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile

L’Incorrect

Retrouvez le magazine de ce mois ci en format

numérique ou papier selon votre préférence.

Retrouvez les numéros précédents

Pin It on Pinterest