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Interventions de Michel Houellebecq : Savonarole sous Xanax

Ce recueil d’articles, essais, textes, entretiens, reprenant le contenu des deux premiers livres du même nom ne contient, comme son auteur l’indique avec la franchise mathématique qui le caractérise, que « 45 % de nouveaux textes ». L’ensemble montre à nouveau la cohérence et l’originalité de la pensée houellebecquienne, la profondeur de sa réflexion esthétique et comporte plusieurs morceaux de bravoure (« Vers une semi-réhabilitation du beauf » ou « Donald Trump est un bon président », adressé aux Américains, et qui s’achève par un délicieux : « Quoi qu’il en soit, vous resterez les bienvenus – en tant que touristes »).

Lire aussi : Émile Brami : Louis-Ferdinand Céline ou l’adaptation maudite[...]

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Olivier Perru : ces maladies qui font l’homme
Vous montrez que l’histoire du corps malade est avant tout celle de la distinction entre l’âme et le corps. Pour les Anciens par exemple, la maladie était une forme de dysharmonie dans un tout. Aujourd’hui, le corps semble avoir pris toute la place, le scientisme a fait disparaître la notion d’âme, c’est pourquoi nous sommes […]
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Julius Sacrovir, le dernier Gaulois réfractaire

Toute la Gaule est occupée par les Romains… Toute ? Non ! Un village peuplé d’irréductibles Gaulois résiste encore et toujours à l’envahisseur ». Astérix avait raison ! Du reste, la « pax romana » sera souvent troublée par la fougue celtique, de la fronde du légat Vindex contre Néron aux révoltes des bagaudes, en passant par les empereurs gaulois du IIIe siècle – Postume, Victorin et Tetricus…

Dès l’aube de l’ère chrétienne, un chef éduen, Julius Sacrovir – ou Sacroviros – va brandir l’enseigne de la révolte. Pourtant, il appartient à une noble famille de l’actuel Morvan, qui a reçu la citoyenneté romaine et a même été agrégée à la gens Iulia, la tribu de César. Il en est de même de son principal acolyte, le Trévire Julius Florus. Leurs motivations semblent d’ailleurs autant d’ordre financier que patriotique, comme l’explique Tacite : « Ils se rendent dans les assemblées, les réunions, et se répandent en discours séditieux au sujet de la permanence des impôts, du poids accablant des intérêts de leurs dettes, de l’orgueil et de la cruauté des gouverneurs ». Profitant d’une certaine discorde régnant au sein des légions cantonnées sur le Rhin, depuis la mort de Germanicus, en 19 ap. J-C, les deux complices considèrent « que l’occasion est belle pour ressaisir la liberté, eu égard à la prospérité des Gaules, à la pauvreté de l’Italie, à la veulerie de la populace de Rome, et à ces armées dont toute la puissance repose sur des auxiliaires étrangers ».

Lire aussi : Yves L’Hôtellier, l’homme qui voulait un roi[...]

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Les albums du mois de novembre

L’ARNAQUE LA PLUS ATTENDUE DE LA RENTRÉE

S16 de Woodkid, Barclay, 15,99 €

L’électro chic, élégante, suave, est un genre typiquement français, souvent assortie d’orchestres, de Thylacine à Laake, parfois pour le meilleur, mais la plupart du temps, il faut bien l’avouer, pour un résultat se limitant à un genre de musique d’ascenseur, fût-ce pour hôtel de luxe, vite lassante, même sur cinq étages. Woodkid, le nain le plus surévalué de France, est un exemple flagrant de cet écueil. Sept ans après son Golden Age et alors qu’il avait prétendu, fort sagement, arrêter la musique, voici qu’il revient avec un S16, soi-disant moins accessible et allant jusqu’à prétendre porter des « réflexions sur l’équilibre des forces entre infiniment grand et petit », alors qu’il est une simple démonstration de platitude. C’est kitsch, cliché, attendu, surfait, exactement comme le précédent disque. Une musique cosmétique pour défilés de mode et jeux vidéo, dont la pompe creuse, après avoir un instant accroché l’oreille, vire à l’ennuyeux, voire au grotesque. L’épidémie devrait du moins nous épargner la gêne d’une version scénique. Romaric Sangars

BACH ÜBER ALLES MOTETS

Motets de Bach d’Ensemble Pygmalion et Raphaël Pichon, Harmonia Mundi, 17,99 €

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Philip K. Dick est-il toujours si actuel ?

Dick est d’abord un grand novelliste, un pasticheur du quotidien roué à la science du dialogue et au rythme percussif. Chaque nouvelle s’y donne comme une miniature politique et satyrique de son temps, et chacune porte déjà en germe les grandes thématiques qui en feront le génie que l’on sait. Comme il le dira lui-même, « les vrais personnages de la science-fiction, ce sont les idées », et Dick introduit au cœur de ses textes une spéculation sur le mode du « et si ? », hypothèse disloquant le terrain du réel.

Avec cette intégrale, c’est toute la gamme de couleurs d’un portraitiste surdoué de l’Amérique névrosée qu’il nous est donné de contempler, depuis la pantalonnade métaphysique jusqu’à l’exorde apocalyptique. Plus de soixante-dix ans après ces premiers textes, alors que les oriflammes du Faux battent dans la nuit existentielle de l’homme, que les masques peinent à dissimuler d’invariantes paranoïas et que le réel n’est plus qu’un îlot perdu dans la Mer des Chacun, Dick est-il encore si étonnamment actuel ? Marc Obregon répond quatre fois oui. [...]

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Place de la comédie : Une Jeanne en pur et pompier à la fois

C’est un grand succès, et en 2020, alors que le spectacle a fini par réunir 300 000 spectateurs en Italie et à New York, Guerritore décide de rendre Jeanne d’Arc à sa chère patrie, profitant pour ce faire du centenaire de sa canonisation. Séverine Cojannot est choisie pour interpréter en français le feu de la jeune sainte brûlée vive.

Avec le poteau du supplice en fond de scène, la comédienne se défend devant les spectateurs, alternant des moments du procès, les souvenirs de sa geste et des envolées lyriques comme consumée en même temps par sa foi, sa mission et son martyre. Séverine Cojannot, complètement habitée par Jeanne, est bouleversante. Elle incarne à merveille cette pureté implacable et tranchante, et à la fois enfantine, de la sainte attachée à l’Église du ciel et confrontée à l’Église militante comme aux manigances politiques de son temps. [...]

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Le sélectron des livres misogynes qui vous donneront, mesdames, envie de retourner dans la kouizine

1- Les Jeunes Filles, Montherlant

En toute honnêteté, le roman star qui enflamma les années 1920 a inspiré ce sélectron et aurait pu lui suffire. La misogynie littéraire française, dans tout le raffinement de sa muflerie, c’est depuis Les Jeunes Filles et pour toujours, Montherlant. Ce roman d’une cruauté inouïe examine froidement, à travers le regard de son héros Pierre Costals, séducteur impénitent, les aspirations de celles dont le sourire est l’étincelle de tous les feux du monde, les femmes entre leur majorité et leur mariage. Qu’en déduit Montherlant ? Qu’elles s’ennuient mortellement, qu’elles n’attendent le salut que d’un mari qui les ouvrira enfin à la vie, qu’elles sont, en somme, l’exact opposé du moule de la femme forte et indépendante où l’on voudrait aujourd’hui les couler. On voit l’aveuglement de leur espoir de mariage alors que les hommes n’ont à leur offrir que le désintérêt ou les étreintes rapides, on voit jusqu’où elles sont prêtes à s’humilier par amour et à quel point elles sont capables de détester quand cet amour s’évanouit.

Bien sûr, Montherlant est un con qui ne comprend rien ni à la beauté de l’amour, ni à celle de l’éternel féminin ou de la complémentarité entre les sexes. Cependant, rappeler à quel point il fut adoré par les femmes alors qu’il les avaient dépeintes si cruellement interroge. N’aimeraient-elles pas un peu les hommes qui les détestent ? Essayez donc, quand les soirées seront de nouveau autorisées, d’y lancer quelques propos misogynes. Vous sentirez les regards féminins s’illuminer d’un courroux gourmand et, rapidement, leur haine vous couvrir amoureusement. Vous finirez peut-être même par en ramener une chez vous et par l’épouser, vous verrez. [...]

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I see you : notre critique

On reconnaît en général les films d’horreur de qualité à leur capacité à susciter l’effroi à partir de situations du quotidien. C’est d’ailleurs le cas du dernier long-métrage du réalisateur britannique Adam Randall, I see you, qui a été projeté en 2019 dans le cadre de différents festivals francophones comme le PIFFF (Paris International Fantastic Film Festival) ou le festival Fantastic’Arts de Gérardmer.

Lire aussi : Liberté, égalité, médiocrité : notre critique [...]

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