
Il y a des novembres qui sont comme des 21 avrils. De l’exploit lepéniste, la victoire de Wilders a beaucoup, surtout l’abasourdissement, à commencer par le sien. La salle louée seulement trois jours avant le scrutin pour la soirée électorale en atteste : le dirigeant du PVV, le parti de la liberté, principale formation islamosceptique des Pays-Bas, rêve éveillé. Son envolée dans les sondages s’est produite dans les ultimes moments d’une campagne où personne
ne l’attendait. Mais le soir de ce mercredi 22 novembre, Geert Wilders se retrouve avec 37 sièges sur 150 à la tête du premier parti, et de loin, de la Chambre des représentants des Pays-Bas. Dans un contexte politique national particulièrement éclaté, il a désormais la charge de créer une coalition majoritaire de 76 députés, ce qui pourrait durer de longues semaines.
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Cette victoire inattendue d’un critique particulièrement virulent de l’islam, qui vit sous protection policière depuis plus de dix ans après avoir reçu de nombreuses menaces de mort pour ses propos répétés assimilant la religion musulmane au fascisme et le Coran à Mein Kampf, annonce-t-elle un basculement politique européen ?…








