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Geert Wilders : Meloni bis ?

Il y a des novembres qui sont comme des 21 avrils. De l’exploit lepéniste, la victoire de Wilders a beaucoup, surtout l’abasourdissement, à commencer par le sien. La salle louée seulement trois jours avant le scrutin pour la soirée électorale en atteste : le dirigeant du PVV, le parti de la liberté, principale formation islamosceptique des Pays-Bas, rêve éveillé. Son envolée dans les sondages s’est produite dans les ultimes moments d’une campagne où personne
ne l’attendait. Mais le soir de ce mercredi 22 novembre, Geert Wilders se retrouve avec 37 sièges sur 150 à la tête du premier parti, et de loin, de la Chambre des représentants des Pays-Bas. Dans un contexte politique national particulièrement éclaté, il a désormais la charge de créer une coalition majoritaire de 76 députés, ce qui pourrait durer de longues semaines.

Lire aussi : Le djihadisme en zone sahélienne, un risque majeur pour la France

Cette victoire inattendue d’un critique particulièrement virulent de l’islam, qui vit sous protection policière depuis plus de dix ans après avoir reçu de nombreuses menaces de mort pour ses propos répétés assimilant la religion musulmane au fascisme et le Coran à Mein Kampf, annonce-t-elle un basculement politique européen ?…

Le djihadisme en zone sahélienne, un risque majeur pour la France

Le groupe terroriste État islamique au grand Sahara (EIGS) et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), Al-Qaïda, ont progressé dangereusement dans la bande sahélo-saharienne, profitant du chaos en Lybie et de la défaillance du Mali, plus prompte à lutter contre la rébellion touarègue, du Burkina Faso et du Niger. Ces trois pays ont connu des coups d’État militaires successifs entraînant la quasi-disparition du dispositif militaire français dans la zone, alors que leur incapacité à s’opposer à cette progression est patente. Les attentats terroristes meurtriers sont quasi quotidiens, alors que le 5 décembre 2023, la Mauritanie et le Tchad ont pris acte et respectent la décision souveraine de retrait du Burkina Faso et du Niger du G5 Sahel, après l’annonce antérieure de celui du Mali, et ont demandé la dissolution de cette alliance. L’Afrique de l’Ouest dans son ensemble commence à être métastasée, le Sénégal et la Côte d’Ivoire faisant figure de proies majeures pour ces groupes terroristes, à terme.…

Alexandre Goodarzy : « Les Arméniens n’ont pas fait le nécessaire »

Quel traitement ont subi les Arméniens de l’Artsakh suite à la conquête de ce territoire par l’Azerbaïdjan?

Il s’agit d’un véritable nettoyage ethnique. Du 24 au 29 septembre, les Azéris ont vidé l’Artsakh de toute présence arménienne. On parle de 120 000 personnes. Ces Arméniens sont partis d’eux-mêmes, mais parce qu’ils savaient ce qui les attendait. Quand en septembre, les Azéris sont entrés dans ce qui reste de l’Artsakh, ils avaient déjà mis en place un blocus militaire depuis neuf mois, qui a privé les habitants de la région du nécessaire vital. Au moment de leur entrée, les Azéris ont semé la terreur, en empêchant par exemple les habitants de sortir de chez eux, même pour aller chercher leurs enfants à l’école ! Le ton était donné. Et puis les atrocités de 2020, où les Azerbaïdjanais avaient démembré des soldats arméniens et décapité des civils, étaient présentes dans toutes les têtes.…

Arménie : affaire à saisir !

Une vaste tribune posée sur une avenue déserte, sauf pour les soldats qui y défilent, regards martiaux de rigueur tournés vers leur chef d’État. Sur l’estrade, l’air grave du président azerbaïdjanais Ilham Aliev cache mal sa satisfaction : il règle une affaire de famille. En 1994, son père et prédécesseur Heydar, apparatchik soviétique ayant pris le pouvoir lors de l’éclatement de l’URSS, cédait le Haut-Karabagh aux Arméniens après une guerre de six ans. Trente ans plus tard, ce 8 novembre 2023, Ilham fait parader ses troupes à Stepanakert, la capitale de l’enclave, après une campagne de trois jours. Dans la ville fantôme – les habitants ont tous fui vers l’Arménie par crainte du nettoyage ethnique –, les mots du dictateur résonnent, gonflés par les haines séculaires qu’ont couvées les montagnes : « Si les dirigeants arméniens nourrissent encore des idées de revanche […] qu’ils regardent le défilé d’aujourd’hui ! Nous sommes prêts à nous battre sur tous les fronts.…

Dissolution du G5 Sahel : nouvel échec pour la politique africaine d’Emmanuel Macron

Le G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad) a été créé en 2014, sous le parrainage de la France, pour faire face au djihadisme et aux autres défis de la sous-région. Le 5 décembre 2023, la Mauritanie et le Tchad ont pris acte et respectent la décision souveraine de retrait du Burkina Faso et du Niger du G5 Sahel, après l’annonce antérieure de celui du Mali. Ces trois pays ont subi des coups d’Etat militaire en 2022 et 2023, qui les ont mis en retrait des organisations africaines. Cela ouvre la voie à une dissolution de cette alliance. De leur côté, le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont annoncé la signature de la Charte Liptako-Gourma instituant l’Alliance des États du Sahel (AES), nouvelle confédération qui assurera la défense collective aux populations des États signataires. La création de la force militaire conjointe de ce G5 Sahel a été soutenue personnellement par Emmanuel Macron qui s’était déplacé à Bamako pour son lancement en juillet 2017.…

Inauguration de la crèche de Madrid : au nom du Christ

Pendant que les crétins de gauche français, dans les communes dont ils sont hélas les édiles, déploient leur imaginaire et leur insondable bêtise pour lutter de toute leur énergie diabolique à effacer les traces d’un Noël chrétien, la Communauté de Madrid a présenté l’immense crèche de la Puerta del Sol : 400 personnages, 280 mètres carrés, de quoi tuer net un écologiste.

Mme Isabel Díaz Ayuso, 45 ans, membre du Parti populaire, présidente de cette Communauté, laquelle est l’équivalent de la région Ile-de-France, l’a inaugurée.

À cette occasion, Mme Ayuso, qui n’est pas véritablement un dindon comme son homologue Valérie Pécresse, a fait un long discours dans lequel elle a notamment indiqué que « l’Enfant-Jésus était la réponse à la question du mal » et que, grâce à son message, il y avait « un avant et un après dans l’histoire de l’humanité. »

Mme Ayuso a rappelé : « Nos racines catholiques, universelles, nous rappellent que les hommes, avant tout, naissent libres.…

Arthur Lanternier : « Les chrétiens du Liban se demandent qui sera leur défenseur »

Quels sont les retours que vous avez à Beyrouth de la situation au sud du Liban ?

Il y a toujours eu des tensions à la frontière israélo-libanaise, même avant le 7 octobre. Chaque semaine il y a des obus, des attaques de drones, des échanges de tirs. Nous n’avons pas assisté à l’éclatement d’une guerre mais à l’intensification d’un conflit préexistant.

La situation s’est-elle aggravée ces derniers jours ?

Oui. Après le 7 octobre, l’escalade a d’abord été assez peu intense, avant d’accélérer il y a peu.  Nous avons attendu avec impatience la prise de parole du chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, qui a eu lieu vendredi 3 novembre. Nous avons été rassurés par son discours raisonné, qui refusait de pousser le Liban dans une guerre totale. Malheureusement, deux jours après, il y a eu quatre morts, trois enfants et leur grand-mère, dans un bombardement israélien à la frontière. Cet acte a recréé de la tension et on se retrouve dans une situation où le moindre dérapage pourrait être fatal.…

Georges Bensoussan : « L’antisémitisme est devenu obsessionnel dans les sociétés arabes »

La violence des attaques du 7 octobre relève-t-elle d’une longue escalade avec Israël ou de la logique interne de l’idéologie du Hamas ?

Des deux. Ces attaques relèvent d’une histoire de la longue durée au sens où il s’agit d’une violence aveugle qui ignore la distinction entre civils et militaires et qui massacre des enfants comme on l’a déjà vu en 1920, 1929, 1937- 1938 et 1947-1948. Toutefois, il y a aujourd’hui deux phénomènes nouveaux. On n’a pas affaire à une foule, mais à des commandos de tueurs, et c’est pourquoi il ne s’agit pas d’un pogrom. Et l’on est en présence ici d’une idéologie spécifique, un islamisme totalitaire qui rend la situation infiniment plus dangereuse qu’elle ne l’a jamais été par le passé. Avec l’islamisme du Hamas, tout compromis est impossible puisqu’à ses yeux tout Israël est une colonie. Partant, tout Israël doit disparaître. Qu’espérer négocier avec celui qui a juré votre mort ?…

L’Incorrect

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