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Andy Ngo : au cœur des antifas

Votre livre a connu un succès inouï aux États-Unis.

Je n’aurais pas imaginé que ce livre pût recevoir un tel accueil. Il a été d’emblée classé troisième sur la liste des best-sellers du New York Times. Et ce malgré les efforts répétés des antifas pour le faire interdire et leurs pressions sur les libraires. Il est même brièvement passé devant la dernière autobiographie de Barack Obama… une performance pour un premier livre !

Quels sont les principes de l’idéologie antifa que vous décrivez ?

Ce mouvement cherche à renverser le pouvoir. Pour eux, les États-Unis sont « un État fasciste tentaculaire qui exporte fascisme et capitalisme dans le monde entier ». Ils veulent se débarrasser de la constitution, de la police, du système judiciaire. En s’attaquant à la liberté d’expression, ils s’en prennent au cœur du projet américain. Ils ont bénéficié de la propagande de Black Lives Matter selon laquelle l’Amérique est un État intrinsèquement raciste – vision conspirationniste et déconnectée de la réalité mais qui a été corroborée par médias, universitaires et activistes au lendemain de la mort de George Floyd. Les antifas ont su exploiter ce moment pour justifier le recours à la violence.

L’épouvantail fasciste Donald Trump n’étant plus en place, l’atmosphère est-elle plus calme sous Joe Biden ?

L’ampleur et la fréquence des émeutes ont décru depuis janvier. Mais Joe Biden n’y est pour rien. Les manifestants ont fini par se lasser après des mois et des mois d’insurrection. Il y a moins d’émeutes antifas mais on observe une escalade dans la violence et l’utilisation d’armes. Le 14 août, devant la mairie de Los Angeles, un militant antifa a poignardé un homme, l’a blessé au cœur et lui a perforé le poumon. Il a été arrêté. Le 22 août, à Portland, les antifas avaient créé une « zone autonome » dans le centre ville. Il y a eu des tirs. Un homme a été blessé. Le tireur s’est enfui. Début septembre à Olympia (capitale de l’État de Washington), un antifa a sorti un revolver et tiré autour de lui. Heureusement une seule personne a été touchée et a survécu. Ils font ouvertement l’apologie de la violence politique. Les antifas de Portland ont manifesté pour célébrer l’assassinat, l’an dernier, par l’un des leurs, d’Aaron Danielson, un manifestant pro-Trump.

Les antifas de Portland ont manifesté pour célébrer l’assassinat, l’an dernier, par l’un des leurs, d’Aaron Danielson, un manifestant pro-Trump

Quel était le profil du tueur ?

Michael Reinoehl était un fervent combattant de la justice sociale et raciale, au point de s’être fait tatouer le symbole du poing levé BLM sur la nuque, ce qui a permis de l’identifier. Le 29 août 2020, lors d’une manifestation pro-Trump, une caravane de voitures avec des drapeaux américains traversait le centre-ville de Portland. Les antifas leur ont jeté des pierres. Dans la soirée, Reinoehl a repéré Danielson, l’a attendu à l’angle d’une rue, lui a tiré dans la poitrine et l’a tué sur le coup. Reinoehl a été retrouvé cinq jours plus tard dans l’État de Washington et abattu par les forces fédérales. Les antifas le considèrent comme un martyr et honorent sa mémoire. [...]

Le halal bientôt systématique à Sciences Po Grenoble ?

Il semblerait que l’association « Cafet en Kit », présente sur le campus de Sciences Po Grenoble, ne servira désormais plus que des menus halal ou végétariens. Pouvez-vous nous confirmer cette information ?

C’est du moins ce qu’ils ont publié sur leur compte Instagram avant qu’ils ne suppriment la publication, suite à la réponse de l’UNI Grenoble. Si le message n’est plus disponible sur les réseaux sociaux, c’est uniquement pour éviter d’avoir des problèmes de la part d’associations telles que la nôtre qui pourraient contester ce « 100% halal ». Ils vont continuer à faire progresser ce projet sans le dire, puisqu’ils ont même trouvé un fournisseur de viande halal. Pareillement, s’ils avaient décidé de changer de ligne, ils auraient probablement fait un contre-communiqué.

Capture d'écran du post de "Cafet en Kit", supprimé depuis

Qui est à l’origine de cette initiative, et comment cette décision a-t-elle été prise ?

Nous n’avons pas de précisions sur l’origine de cette idée, puisque nous n’avons pas beaucoup de contacts avec « Cafet en Kit ». Mais l’initiative vient d’eux. Cette association est par ailleurs affiliée à Sciences Po, qui la reconnaît et qui la soutient, puisqu’elle dispose même de locaux au sein de l’école. Ces locaux sont très pratiques pour tous les étudiants, puisqu’ils leur permettent de se nourrir rapidement le midi au lieu de faire une heure et demie de queue au Crous. Les élèves seraient donc presque obligés de consommer du halal si la démarche de « Cafet en Kit » venait à aboutir, puisqu’ils n’ont pas le temps d’aller dans les autres restaurants universitaires s’ils veulent pouvoir suivre tous leurs cours. Cette décision vient de l’association, mais a probablement été approuvée par la direction : si, malgré le communiqué d’hier, il n’y a pas de réponse de l’institution, c’est qu’ils ont eu vent du projet en amont, ou bien qu’ils cautionnent cette politique.[…]

En marche ! (contre le pass et Macron)

Je retiens un chiffre : 0,17%. C’est le taux de mortalité du covid par rapport à l’ensemble de la population française (juillet 2021). En France, cela représente tout de même 115 000 décès. Sur ce coup je ne vais pas faire preuve d’originalité, mais il semble établi qu’une très grande partie de ces décès concernent des personnes avec une espérance de vie réduite et souvent affectées des mille et une faiblesses qu’occasionne l’âge. Après tout, la progression du nombre des cancers est aussi une conséquence de l’allongement de la durée de vie, et du vieillissement croissant de la population française.

On a presque le sentiment que les vaccins et le QR code sont devenus chez pas mal de CSP+ autant de signes extérieurs d’excellence et de supériorité sociales, civiques et morales

Du covid au sida

Ces généralités controversées émises, je regarde autour de moi : quatre ou cinq personnes dans mes connaissances ou ma famille ont eu officiellement le covid ou pensent l’avoir eu. Et je n’ai entendu parler que d’un décès, celui de la mère d’une amie de ma sœur, âgée de 98 ans. Il est permis de penser qu’elle est morte aussi d’avoir 98 ans. Ma tante, âgée de 90 ans, a eu un covid « certifié » et y a survécu. Et là je repense à l’autre épidémie qui a fait trembler le monde voici une quarantaine d’années : le sida. Tout avait commencé, au début des années 80, par la rumeur d’un mystérieux « cancer des homosexuels », puis par l’annonce de décès de people – Klaus Nomi et Rock Hudson. Très vite, le virus identifié par le professeur Montagnier qui y gagna un prix Nobel devint un sujet de terreur et de polémiques et en tout cas une actualité récurrente. Les homosexuels, quoi qu’on en ait dit à l’époque, étaient les plus touchés, mais tout le monde tremblait, moi le premier du fait d’incartades hétéros pourtant généralement protégées. Ce qui est certain c’est qu’entre 1985 et 1995, au moins six jeunes hommes autour de moi sont morts du sida, homosexuels, drogués et hémophiles contaminés. Bref, j’ai été plus « impacté » par le sida que par le covid, jusqu’à présent. [...]

Islam et homophobie dans les banlieues, la belle affaire

Début octobre, dans la cité de Montgéron en banlieue parisienne, Yanis, 17 ans, s’est fait tabasser par une dizaine de « jeunes » – comme on dit désormais – issus de son quartier. Si ce lynchage ressemble à un scandaleux fait divers parmi tant d’autres, le caractère purement homophobe de l’attaque a choqué l’opinion publique, d’autant plus que la scène a été massivement relayée sur les réseaux sociaux. Alors que le jeune homme se faisait rouer de coups, ses agresseurs lui sommaient en effet de ne plus « marcher comme un pédé », « sale gay » qu’il était. Ce déferlement de haine trouve sa source profonde dans la perception très négative de l’homosexualité en banlieue, et en grande partie due à l’islam, religion extrêmement présente dans les quartiers populaires.

Depuis que Yanis a révélé son orientation sexuelle, il dit en effet vivre un véritable enfer : il a dû être déscolarisé à cause du harcèlement qu’il subissait au lycée

Bien vite, la gauche morale s’est pourtant bandé les yeux et a crié au « padamalgame ». D’abord silencieuses, les associations anti-homophobie sont montées au créneau pour nier le lien entre islam et homophobie. Ainsi, Arnaud Boisseau, porte-parole de « Stop homophobie », a estimé qu’« il n'y a pas de territoires plus sujets à l'homophobie que d'autres ». Pareillement, Caroline Fourest a expliqué que « l’homophobie est en hausse dans tous les milieux identitaires et machistes : on a quelques exemples dans le débat actuel qui montrent que le retour du virilisme et de la nostalgie de l’identité masculine n’est pas le monopole des banlieusards. Qu’on ne vienne pas non plus nous faire croire que ce déchaînement n’est lié qu’à une culture, qu’à une religion ». Elle vise ici évidemment le polémiste Éric Zemmour, qui selon elle, s’acoquine avec la perception haineuse de l’homophobie islamo-banlieusarde : « Ils s’entendent très bien, ils ont la même vision des homosexuels ». S’il serait idiot de croire que l’homophobie ne sévit que dans les banlieues, c’est pourtant une évidence que c’est là qu’elle s’exprime avec le plus de véhémence. […]

Pas de quartier pour la Coupe d’Afrique des nations

Tout commence en avril 2019 à Créteil où Moussa Sow organise un tournoi entre amis au sein de la ville, et pense à une répartition des équipes par origines des joueurs plutôt que par quartiers, pour ne pas exacerber les tensions déjà vives entre ces derniers. La première version de la compétition, nommée avec originalité « Tournoi du vivre ensemble », a rassemblé huit équipes (Algérie, Cameroun, Guinée, Mali, Maroc, RDC, Sénégal et Tunisie). L’évènement, d’abord relayé par des vidéos amateurs des matches sur les réseaux sociaux, fait tache d’huile. De nombreuses villes de banlieue parisienne organisent rapidement leur tournoi, dans la frénésie de l’attente de la véritable CAN qui se jouait cette année-là en Égypte à partir du 21 juin. Le tournoi d’Évry, dont la promotion fut assurée par des rappeurs très célèbres comme Niska, originaire de la ville, et des footballeurs comme Karim Benzema et Didier Drogba, fait véritablement exploser le phénomène et le rend national.

Sur les vidéos des différentes compétitions, on peut observer des foules survoltées dans les tribunes de terrains municipaux, où s’agitent les fumigènes et les drapeaux étrangers, face à une pelouse où les joueurs arborent des maillots à l’effigie des pays qu’ils représentent. Sur les buts, les envahissements de terrain sont systématiques. [...]

La démocratisation de la vulgarité

« Il vous sera utile de garder Malraux. Taillez pour lui un ministère, par exemple, un regroupement de services que vous pourrez appeler “Affaires culturelles”. Malraux donnera du relief à votre gouvernement », disait de Gaulle à son Premier ministre Debré. Des services alors dispersés entre plusieurs ministères furent donc regroupés en une seule entité. L’idée sous-tendant cette décision était loin d’être absurde, mais de Gaulle n’avait pas conscience qu’il venait de créer un monstre si français. Depuis la création de la Ve République, notre pays vit sous la tension de deux forces contraires : son présidentialisme teinté d’autoritarisme centralisateur se heurtant à ses idéaux démocratiques.

Au fond, il ne saurait y avoir rien de moins démocratique que la culture, et peut-être est-ce envore le plus souhaitable

La culture n’y fait point exception, l’idéalisme de la « politique culturelle » s’étant heurté à des réalités fâcheuses. La mission que la France s’est donnée par la voix de Malraux de « rendre accessibles les œuvres capitales de l’humanité, et d’abord de la France, au plus grand nombre possible de Français, d’assurer la plus vaste audience possible à notre patrimoine culturel et de favoriser la création de l’art et de l’esprit qui l’enrichisse », était d’une grande noblesse. Pourtant l’enfer est le plus souvent pavé de bonnes intentions. André Malraux n’est pas l’homme que nous devrions prioritairement blâmer, car lui avait-il encore à cœur de ne pas amener la culture de force dans les foyers réticents, mais de permettre à ceux qui le souhaitaient d’avoir un rapport direct avec elle. Malraux était cependant une exception qui n’avait pas vocation à durer, surtout pas quand le ministère de la Culture après lui, œuvrera au « développement culturel » en sélectionnant les artistes les mieux-pensants et en finançant l’industrie du vulgaire, de la stupidité, voire de la haine de notre pays. Jack Lang fut la quintessence de la « démocratisation culturelle », nous inondant d’œuvres, de performances, d’évènements, de festivals. Et pour quel résultat ? La culture française est-elle encore le phare du monde ? On ne crée pas d’artistes majeurs depuis le bureau d’un fonctionnaire de la Drac. [...]

Céline Revel-Dumas : « Dans une GPA éthique, l’indemnisation sert de rémunération déguisée »

Lorsqu’il évoque son livre, Christophe Beaugrand se défend de toute exploitation sur des femmes vulnérables, arguant que dans les pays anglo-saxons, les mères porteuses « sont choisies sur leur haut niveau de revenus […] pour que l’argent ne soit pas une motivation ». Qu’en est-il selon vous ?

L’affirmation de Christophe Beaugrand pourrait laisser croire que des femmes de milieux privilégiés acceptent d’être mères porteuses. C’est faux. Les agences sélectionnent les femmes en écartant les plus précaires. Mais il s’agit avant tout de valoriser leur image auprès des clients.  La misère n’est pas très vendeuse. Et les clients ont besoin d’être rassurés car l’enjeu est important, émotionnellement et financièrement. Parmi les candidates à la GPA, ce sont celles qui présentent le mieux qui sont sélectionnées. Certaines mères porteuses, le deviennent pour des raisons religieuses car elles considèrent la maternité comme sacrée. Mais de manière générale, l’argent est bel et bien une motivation.

Aux États-Unis une mère porteuse est rémunérée en moyenne entre 20.000 et 35.000 dollars et jusqu’à 50.000 dollars. Ces femmes vivent la GPA comme un travail qu’il faut mener à bien avec tous les impératifs que cela comporte. Notamment celui de ne jamais parler d’argent avec les candidats à la parenté. Beaucoup de « parents d’intention » sont persuadés que la question financière n’a pas lieu d’être. Et comme dans tout contrat commercial, il existe des clauses d'annulation. Les contrats de GPA, peuvent comporter des clauses obligeant la femme à subir une « réduction embryonnaire » ou un avortement, si les parents d'intention changent d'avis.

Le « don » aux États-Unis est bel est bien une mise aux enchères de la femme elle-même

Dans une interview accordée à Konbini, Christophe Beaugrand explique que dans une GPA « éthique », ce sont la donneuse d’ovocytes et la mère porteuse qui choisissent le couple de parents d’intention. Dans votre livre, vous expliquez pourtant que ça n’est pas systématique. 

Les « parents d’intention » sont souvent victimes du marchandising des agences. Ils pensent sincèrement que ces femmes les choisissent. C’est en réalité le script qu’elles doivent suivre pour être engagées. Pas de discours du merveilleux et du don, pas de travail. Certaines refusent de travailler avec des couples gays, alors que d’autres au contraire redoutent la jalousie des femmes qui n’ont pu être enceintes. Mais une chose est certaine : la sélection des donneuses a lieu sur catalogue, et des « profils PDF » de mères porteuses sont proposés aux futurs parents, qui font une première sélection. Il arrive que les donneuses d’ovocytes ou les mères porteuses refusent un contrat si elles sont indisponibles ou ont eu une meilleure offre. Il s’agit bien d’une relation commerciale répondant à la loi de l’offre et de la demande. L’illusion du « choix » pensé comme libre-arbitre n'est qu’une illusion pour rassurer les couples qui veulent un enfant.

Y a-t-il une différence réelle entre GPA commerciale et non-commerciale ?

La difficulté dans les pays où la GPA n’est pas rémunérée mais « indemnisée », c’est que la définitions des « frais » est extrêmement floue. En réalité les paiements ne peuvent pas être cadrés.

On nous parle de « donneuse » d’ovocytes. Dans les pays interdisant la GPA commerciale, les donneuses d’ovocytes sont « indemnisées ». Peut-on vraiment parler de « don » ?

Il ne s’agit pas d’un « don ». Cette rhétorique altruiste vise à dissimuler la financiarisation de la procréation. L’indemnité est calculée en fonction du temps donné par la jeune femme, l’énergie consacrée, les désagréments (à savoir les douleurs) etc. Mais ce sont des sommes très conséquentes pour des étudiantes, qui sont les plus démarchées. Jeunes, leurs ovocytes ont plus de valeur. Cette indemnisation sert de rémunération déguisée lorsque la loi interdit la vente de matériel humain. Aux États-Unis par exemple, où l’indemnisation peut être très élevée, il existe une loi fédérale interdisant la vente d’ovocytes. Mais dès les années 1990, les cliniques ont trouvé un moyen de contourner l’interdiction. [...]

Roubaix, une lumière

Face à la dégradation de la situation sécuritaire, le candidat Macron a décidé d’augmenter le budget de l’Intérieur de 1,5 milliard d’euros et d’inscrire ce montant dans une loi de programmation, comme pour les armées. Cette loi arrivera au Conseil des ministres en janvier 2022. À quatre mois de la présidentielle, ce tempo sera favorable au candidat-chef de l’État. À Roubaix, il a assuré que 500 millions seront affectés aux mesures du Beauvau de la Sécurité pour moderniser locaux, voitures et équipements des commissariats. La formation des policiers et gendarmes augmentera de quatre mois, et surtout la durée maximum entre l’obtention du concours et l’entrée dans l’école ne pourra excéder six mois, au lieu de deux ans aujourd’hui. Cela va dans le bon sens.

À aucun moment le président de la République n’a offert d’explication à une insécurité aussi haute

Emmanuel Macron a par ailleurs rappelé sa promesse de 2017 de créer 10?000 postes de policiers. Ces postes sont créés année après année. Bon, il n’est pas allé jusqu’à donner le taux de policiers et gendarmes disponibles par habitant. Car ce n’est pas tout d’avoir 250 000 policiers et gendarmes, encore faut-il qu’ils soient dans la rue et pas en train d’écrire des rapports. Dans un article du 29 juillet 2020, L’Incotidien avait calculé que le taux de policiers et gendarmes disponibles de 2019 était de 1 pour 558 habitants. En 1940, il était de 1 pour 279 et la délinquance était cinq fois inférieure à celle d’aujourd’hui. Le taux d’aujourd’hui étant deux fois inférieur à ce qu’il était il y a 70 ans, nous avions conclu qu’il fallait deux fois plus de policiers dans les rues. Le 14 septembre, Emmanuel Macron a révélé qu’il pense la même chose. Il veut « doubler sous 10 ans la présence des policiers et gendarmes sur la voie publique » et voit deux pistes pour y parvenir. Dans son discours, il a insisté sur les piles de papiers qu’il a vues dans tous les commissariats visités. Il veut diminuer la hauteur de ces tas et a demandé au garde des Sceaux une proposition « sous un mois » afin de simplifier nombre de procédures pénales. Les pandores pourront asséner des amendes là où ils devaient entamer une procédure plus compliquée. [...]

L’Incorrect

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