
Le dimanche 20 novembre retentira le coup de sifflet du premier match de la Coupe du monde au Qatar, qui opposera le pays organisateur à l’Équateur. Le mondial aura lieu dans huit stades de Doha, dont sept ont été construits pour l’occasion. Pour le lecteur de Limite, désormais orphelin, précisons que ces stades en plein air seront climatisés, et que la facture carbone de la compétition, que le Qatar tente de maquiller, promet de battre tous les records. Pour le lecteur de L’Équipe, une Coupe du monde en hiver, c’est une meuf sans nibards (si, le lecteur de L’Équipe aurait métaphorisé en ces termes). Pour le lecteur de Libé, c’est un risque pour les supporters qui auraient l’idée amusante d’agiter un drapeau LGBT en tribune.
Lire aussi : Coupe du monde 2022 : au Qatar, vis comme les Qataris
Mais pour nous, bons sujets du royaume de France, que signifie cette Coupe du monde au fond du désert ? On ne peut ignorer, comme le font allègrement les grands du football mondial, et avec un peu plus d’amertume mais pas de courage les grands dirigeants occidentaux, la situation des travailleurs étrangers au Qatar. On ne parle pas seulement des plus de six cents d’entre eux, une estimation émanant d’associations qataries sûrement optimistes, qui sont morts spécifiquement sur le chantier des stades. Pas même seulement des 6500 qui ont péri dans le pays entre 2010 et 2020, dans tout type de travaux. [...]













