
On pourrait parler des heures de l’importance des traditions, des milliers d’emplois qu’elles génèrent, de la vie sociale qu’elles tentent de conserver, de la transmission de l’identité, de la passion et des arts, soit autant de cibles pour les coups de boutoir qu’une certaine gauche ne cesse d’asséner oubliant Jaurès, oubliant que l’identité comme la nation sont les seuls biens qu’il reste à ceux qui n’ont rien. On pourrait dépeindre la singularité de cet art qui se crée sous nos yeux, parler de la beauté qui se construit dans les mouvements majestueux de la cape pour dompter la force admirable du taureau et rendre hommage à cet homme si petit les pieds plantés dans cette arène et si grand dans cet habit de lumière, ce trait d’union entre la terre ocre et le soleil qui illumine cette démesure sublime. On pourrait vous parler du plaisir de nouer son foulard rouge et d’enfiler son pantalon blanc impeccablement repassé juste avant de partir, de l’odeur de madeleine des lomos qui grillent sur les planchas et du son revigorant des tireuses à bières à peine posées sur une table de fortune.…








