Les Lumières sombres : voyage dans les eaux troubles de la réaction
Rares sont les librairies où l’ouvrage ne trône pas sur les étals, entre mille autres abhorrant le « techno-fascisme », avec un post-it fluo par lequel une lectrice nous avertit combien ledit ouvrage est « effrayant mais essentiel » pour comprendre qui sont les marionnettistes derrière la présidence Trump. En publiant Les Lumières sombres, un
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François Cérésa… sort la sulfateuse
Quel est le plus grand traître français ?
Le comte de Bourmont. Aristocrate, il est contre la Révolution. On le retrouve dans l’Armée de Condé pour combattre la République. À Valmy, il est avec les Prussiens. Lors du débarquement des émigrés à Quiberon en 1795, il est encore là. Plus tard, il accepte de Napoléon le grade de colonel. Bourmont est une girouette qui n’attend pas de rouiller pour se fixer. C’est un vol-au-vent. Il est avec Ney lors du retour de Napoléon de l’île d’Elbe. Comme on le sait, Ney, qui a trahi l’Empereur, s’agenouille devant lui et trahit donc Louis XVIII. Bourmont l’imite. Mais en bon faux-jeton, il avertit quand même le gouvernement royaliste… Pistonné par les généraux Gérard et de La Bédoyère, et surtout par Ney, il obtient le commandement d’une division à Waterloo. Mais là, ni une ni deux, à la veille de la bataille, il passe à l’ennemi. Il lèche les bottes des Prussiens. Comme l’a dit Talleyrand, expert en matière de traîtrise : « La trahison est une question de dates. » Bourmont a choisi la sienne. […]
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Lost Media : les évangiles du vide
Le « lost media » est un concept qui brasse tout un imaginaire de l’Internet des débuts, porté par une esthétique de la basse-résolution : brouillards de pixels flous ouvrant sur des trappes filmées à la DVcam, apparitions funestes capturées au smartphone sur des bords de route, « tutoriels » bricolage réalisés par des schizophrènes, apparitions paranormales qui moussent à l’orée du champ de vision au détour d’un simple film de vacances… Bref, toutes ces vidéos amateur et semi-cryptiques qu’on pouvait trouver au mitan des années 2000 sur un YouTube encore balbutiant. Si la génération Z s’en est emparée avec autant de passion, à commencer par le YouTubeur Feldup, qui fait une courte apparition dans l’un des épisodes, c’est précisément parce qu’ils n’ont pas connu cette préhistoire du Web et qu’elle a pris une dimension presque mythique, parce qu’elle correspond à une époque où Internet était encore un territoire plein de zones blanches. Les « lost medias », ce sont des vidéos ou, plus rarement, des photos devenues mythiques souvent pour de mauvaises raisons, et dont on a perdu la trace. On y trouve autant de légendes urbaines que de vraies histoires : pour les premières, citons Candle Cove, série pour enfants cauchemardesque diffusée dans les années 1970 sur une obscure chaîne du câble et dont certains témoins racontèrent que seuls les enfants pouvaient la voir (les adultes ne voyant qu’un écran parasité). Parmi les « vrais » lost medias, le plus connu est certainement la vidéo du suicide de Christine Chubbuck, cette présentatrice d’une petite chaîne de télévision floridienne qui s’est tiré une balle dans la tête en direct pendant son émission Suncoast Digest. […]
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Frédéric Beigbeder : le même en mieux
Dans ses derniers livres, Frédéric Beigbeder s’était fait plus grave, soit qu’il écrive sur son père disparu soit que l’ancien séducteur ironique expose sa nouvelle désorientation dans un monde sans second degré ni paillettes ni pardon. Avec Ibiza a beaucoup changé, l’écrivain a la drôle d’idée subversive de ramener Octave Parango, héros de ses best-sellers
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Arménie : jour de commémoration à Erevan
En Arménie, le 24 avril est un jour de deuil. Ce jour-là, en 1915, à Constantinople, capitale de l’Empire ottoman, les Jeunes Turcs arrêtent et exécutent l’élite arménienne. Au même moment, partout dans l’Empire, le processus de génocide se met en place, avec un objectif affiché : anéantir le peuple arménien. Cela commence par l’arrestation des notables. Il s’agit de priver la population de ses chefs afin que la déportation se fasse sans résistance. Puis c’est l’arrestation des hommes, rassemblés dans un coin des villes et exécutés sur place. C’est enfin la déportation des femmes, des enfants et des vieillards. D’immenses convois se forment, marchant vers le désert de Syrie, condamnés à mourir de faim, de soif, de maladie ou d’épuisement. Une route de l’horreur : des massacres, des viols généralisés, des tortures atroces… Les enfants sont emmenés en esclavage, convertis de force à l’islam. 1,5 million de victimes sur les 2,25 millions d’Arméniens que comptait l’Empire. […]
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