« Blossoms Shanghai » : du côté de chez Wong
Cinéaste-phare des années 1990, Wong Kar-wai s’était fait discret depuis son dernier long-métrage, The Grandmaster, en 2013 ; le revoici avec un format inattendu, une série au long cours adaptée d’un roman-fleuve de Jin Yucheng. Blossoms Shanghai suit les aventures d’un trader emblématique, du ruisseau où l’a ramassé son mentor jusqu’à un penthouse de palace, avant sa chute programmée, figurée dès le premier épisode par un accident de voiture, évidente tentative de meurtre. Tous les films de Wong sont peu ou prou des romans de gare sublimés par une esthétique maniériste qui devient littéralement le sujet, comme on le voit aux motifs d’In the mood for love (2000) – tromperie, impuissance – évidés jusqu’à ne plus laisser que la brillance en majesté des dizaines de robes qipao qu’exhibe Maggie Cheung. Sa série n’échappe pas à la règle, et le sujet plutôt excitant de l’ouverture de la Bourse de Shanghai en 1992 devient rapidement une toile de fond où le héros mâle et mélancolique, Ah Bao, est assailli de femmes-fleurs à divers degrés de fraîcheur et d’intérêt, de l’ingénue à voix criarde au chœur de matrones, en passant par une amie de cœur à la langue bien pendue et l’indispensable femme fatale, nouvelle patronne de restaurant à la mode qui semble chercher sa perte. Car, il faut le dire, Blossoms Shanghai procure assez rapidement le plaisir du feuilleton avec ses personnages hauts en couleur et ses rebondissements bien dosés (on conseille de guetter l’amusante apparition d’une marque de maille française, Montagut). […]
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21 avril 753 av. J-C, la naissance de Rome : des vautours, une charrue, des cabanes et des archéologues
Du volcan à l’assiette : le salers, la pépite de l’Auvergne
La pâte onctueuse du salers teintée d’ocre est issue de la richesse minérale des herbages dont se délectent les vaches. Sous la croûte naturelle du fromage auvergnat réside la préhistoire du Cantal. À l’ère primaire (540 millions d’années), le Massif central était une haute chaîne de montagnes. Aussitôt l’érosion attaqua le massif et le réduisit à l’état de pénéplaine. À l’ère tertiaire (entre 66 millions et 2,5 millions d’années), les plissements pyrénéens et alpins s’élevèrent. Cette éruption provoqua par contrecoup l’ébranlement du Massif central. De grandes cassures disloquèrent la vieille pénéplaine. Des blocs gigantesques s’érigèrent en montagnes, d’autres descendirent en fossés d’effondrement. Par ces cassures montèrent les roches éruptives. Ainsi le Massif central fut rajeuni par les dislocations et le volcanisme qui dressa les principaux sommets. En quelques millions d’années, les Monts du Cantal devinrent les ruines des gigantesques volcans. Pour les bovins, ils constituent aujourd’hui d’immenses pelouses ondulées. […]
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Pascal Boyer : Sous le bulletin de vote, des millénaires d’évolution
Quel est le cadre général de vos recherches ?
Je travaille en anthropologie et en psychologie : mon travail consiste à essayer de comprendre comment notre évolution biologique nous a donné un équipement mental particulier, une sorte de boîte à outils, qui explique comment les êtres humains forment des familles, des groupes, des sociétés. C’est dans ce cadre que j’ai voulu expliquer en quoi notre psychologie, qui fait partie de notre nature humaine, explique les comportements politiques, même dans des sociétés de masse. […]
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Léon XIV vs Donald Trump : vrai Messie et faux prophète
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