Patrimoine des ministres : la transparence ne sert à rien
Le nivellement général de la France est-il de droite ?
Si vous faites attention, en vous promenant du côté de Précigné, de Saint-Bertrand de Comminges ou de La Châtre (et en fait dans des milliers d’endroits en France), vous repérerez, au bas des édifices construits pour durer (églises, gares et ponts), des bornes métalliques rondes indiquant, en lettres en relief, « nivellement général de la France ». L’altitude du lieu est précisée au mètre près, parfois au centimètre, voire au millimètre. Il ne s’agit pas là d’une initiative politique – les nivellements politiques sont plus sournois – ni du mot d’ordre d’un syndicat de l’Éducation nationale, ni du constat tranquille qu’on n’a jamais tant uniformisé, étréci et rabaissé les canons du bon goût social, mais d’une entreprise décidée par les hommes sages qui, en redingotes et pantalons à sous-pieds, partirent à l’assaut géographique du monde. C’est Eugène Rouher, ministre de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux publics, qui lança par circulaire le nivellement général de la France le 15 juillet 1857. « Le Conseil général des ponts et chaussées en confia la mise en œuvre à son avocat le plus ardent, Paul Adrien Bourdalouë (1798-1868) », qui avait nivelé l’isthme de Suez, avec de grands niveaux à bulle et à lunettes, et des mires parlantes, et avait ensuite nivelé le département du Cher, et la Loire. […]
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Jon Fosse, Chateaureynaud, Clara Boussion… : les critiques littéraires d’avril
FLASH FINALBLANCHEUR, Jon Fosse, Christian Bourgois, 80 p., 14 € Après son ambitieuse Septologie en trois volumes, Jon Fosse, le prix Nobel de littérature 2023, nous offre une simple novella, pure, radicale, éclatante. Exploitant toujours cette même pâte de langage comme mâchée sans cesse par un narrateur en proie à une crise, ce style fait
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L’art de penser vu par Jean-Baptiste Brenet
Au fond, qu’est-ce que penser ? Quels sont les divers modes de cette activité essentielle de l’homme ? Pour répondre à cette profonde et antique question, Jean-Baptiste Brenet puise dans la philosophie développée au Moyen Âge par les Arabes et les Latins dans le sillage d’Aristote. Professeur de philosophie médiévale et arabe à Paris I-Sorbonne, auteur de savants essais et d’érudites traductions de médiévaux, il nous invite dans ce livre à parcourir, de sa plume alerte, diverses réponses philosophiques, données au fil des siècles, qui nous donnent encore aujourd’hui à penser. […]
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Pierre de Lauzun : « On ne peut considérer la guerre en Iran comme une guerre juste »
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