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Ludovine de la Rochère : « Le mariage pour tous a déconnecté la loi de la réalité humaine »
La France « célèbre » les dix ans du mariage pour tous. Quel regard portez-vous sur le narratif médiatique ? C’est pathétique. D'abord en matière de désinformation : on répète que la loi Taubira est formidable et que la société n'a pas été bouleversée contrairement à ce que prétendaient ses opposants. Or c'est complètement faux : ils passent sous silence l'adoption, la PMA sans père et la théorie du genre qui se diffuse partout. Ensuite, on retrouve la pauvreté des arguments de l'époque, par exemple le fait que cette loi était une loi pour l'égalité – alors que le mariage n'est pas un droit. Il y a aussi l'argument de l'amour – or la loi n'est pas là pour s'occuper de l'amour. Le code civil ne s'est intéressé au mariage que pour fonder les familles et donc permettre le renouvellement des générations nécessaire à la société. L'amour ne doit pas justifier le fait de priver volontairement un enfant de père ou de mère. Un enfant, on l'a pour lui-même et non pour soi-même. Cette pauvreté argumentative s'accompagne souvent d'accusations d'homophobie. Or, le Conseil constitutionnel n'a eu de cesse de rappeler sur des sujets divers qu’à situation différente, traitement différent. Les couples hétérosexuels ne sont pas comparables avec les couples homosexuels, ça n’est donc pas une question d'égalité ou d'inégalité. Ce n'est pas parce que l'on est en désaccord avec la loi Taubira ou bien avec les lobbys LGBT que l'on est homophobe.
Autonomisme corse : la poussière sous le tapis
Fin mars, le FLNC (le Front de libération nationale corse) a revendiqué 17 attentats. Selon le folklore corse, il y a différents FLNC. Désormais la franchise regroupe « l’Union des Combattants » et le « 22 octobre », groupes jadis rivaux mais réconciliés grâce à Darmanin. Soucieuse de formation et d’apprentissage des jeunes, la clandestinité corse a même donné naissance à la GCC (Ghjunventù Clandestina Corsa) qui, comme son nom l’indique, regroupe des jeunes cagoulou de la génération « assassinat d’Yvan Colonna ». [...]
D’un contresens majeur sur l’assimilation
Le nouveau projet de loi sur l’immigration sera le vingt-neuvième présenté à l’Assemblée nationale depuis quarante ans. Il ne fondera aucune grande politique d’immigration. Comment le pourrait-il, puisqu’il repose sur le même principe qui guide la politique d’immigration depuis quarante ans: l’intégration ? Dans l’entretien accordé au Point en 2020, Macron avait défini sa ligne directrice en prônant l’intégration contre l’assimilation qu’il considérait comme « problématique »: « Dans notre Code civil figure encore cette notion problématique d’assimilation. Elle ne correspond plus à ce que nous voulons faire. Nous devons miser sur l’intégration. » [...]
Thibault de Montbrial : « La population d’Afrique subsaharienne est surreprésentée dans la délinquance »
Pensez-vous que le projet de loi immigration proposé par le gouvernement permettra de lutter efficacement contre les problèmes liés à l’immigration ? L’immigration est au cœur de différentes difficultés qui frappent très profondément le pays. Il est absolument nécessaire de revoir de fond en comble notre politique migratoire, et en particulier les conditions d’entrée, d’accès à la nationalité, de reconduite à la frontière et d’interdiction du territoire. Une remise à plat est indispensable. L’adaptation de la politique macroniste du « en même temps » à l’immigration ne peut pas plus fonctionner que dans les autres champs régaliens. D’un côté, le projet affiche une sévérité accrue sur certains points et comporte même des avancées techniques intéressantes; de l’autre, il organise la régularisation de fait de gens qui sont en situation irrégulière sur le territoire français. Le texte va donc créer un appel d’air. [...]
Jean-Frédéric Poisson : « L’État délaisse notre patrimoine, la société civile le sauve »

Les exemples s’accumulent : la chapelle Saint-Joseph en voie de démolition au Mans, un ancien couvent du XIVè siècle abandonné à Port-Sainte-Marie, les toitures du château d’Enghien qui prennent l’eau. Dans le même temps, on peut lister de manière non exhaustive l’incendie criminel de la cathédrale de Nantes en 2020, celui de l’église lilloise Saint-Pierre Saint-Paul de Wazemmes en 2021 ou encore plus récemment, les églises vandalisées à Metz ou à Angers, les calvaires renversés et les statues déboulonnées ; sans compter tous les sites qui ne bénéficient pas de relais médiatique et qui disparaissent lentement…

En février 2021, Stéphane Bern nous avait prévenus sur l’aspect préoccupant de cette situation, arguant notamment que nous étions « à la veille d’un désastre » si nous ne nous mobilisions pas. Aujourd’hui, hélas, rien n’a changé. Ne serait-ce que sur le périmètre parisien, de nombreuses églises sont dans un état périlleux avec des chutes de pierres, des murs effrités, des toiles de maître craquelées ou encore des sculptures abîmées.…

Immigration : ça ne coûte rien, c’est l’État qui paye
La somme comprenait les montants investis dans les conditions d’accès et de séjour, l’accueil et l’intégration des populations déjà installées en France, soit une dépense de 23754 euros pour chacun des 276576 titres de séjour délivrés en 2019. Par comparaison, la même année, la France dépensait 751 milliards en mesures sociales pour ses 67 millions d’habitants, soit 11393 euros par tête. En moyenne, l’État dépense deux fois plus pour les immigrés que pour ses citoyens.
Boualem Sansal : « La France peut déjà ajouter du vert à son drapeau »
Existe-t-il une différence de nature entre l’islam et l’islamisme ? Le mot islamisme est un abus de langage, une diversion. Il y a l’islam, point, qui au cours des deux premiers siècles de son existence (VIIe et VIIIe) s’est scindé en quatre courants, chacun se proclamant le seul véritable islam. Primo, le sunnisme : il rassemble 85 % du 1,8 milliard de musulmans dans le monde, et domine au Maghreb, en Afrique, au Moyen-Orient, en Asie, et en Occident. Deuxio, le chiisme : 10 % environ, dominant en Iran et au Bahreïn, important en Irak, présent en Syrie, au Liban et au Yémen. Tertio, le kharidjisme : quelques pourcentages seulement, dominant à Oman et présent en Algérie. Quarto, le soufisme : quelques demi-pourcents, présent au Maghreb, au Sahel, en Turquie. Ces courants se sont eux-mêmes scindés en plusieurs écoles de jurisprudence. [...]
[Enquête] Comment l’UE veut imposer sa politique migratoire
Le 23 septembre 2020, la Commission européenne présentait son « Pacte sur la migration et l’asile », projet de réforme de la politique migratoire européenne mis en place pour l’essentiel avant la crise de 2015. Pour rappel, la crise migratoire de 2015 est à l’origine de nombreuses tensions diplomatiques entre les pays européens qui peinent à trouver un point d’accord sur l’attitude à adopter. En effet, la Commission cherchait à imposer des quotas avec l’appui d’Angela Merkel et François Hollande tandis qu’une partie des pays de l’Est comme la Pologne ou encore la Hongrie de Victor Orbán s’opposaient fermement à cette mesure, en considérant que l’afflux d’immigrés musulmans constituait une menace pour l’identité chrétienne de l’Europe. Il intervient également après l’échec des négociations du « paquet asile » initiées en 2016. Son adoption est prévue pour février 2024, cependant les ministres de l’Intérieur de l’Union européenne ont indiqué qu’il fallait que le projet soit bouclé avant l’été 2023. Le temps presse pour les immigrationnistes… [...]

L’Incorrect

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